Ca roule pour les sociétés d'autoroute

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le 2 Juil 2010
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‘ »Escota prêt à encaisser le choc des départs en vacances » peut-on lire aujourd’hui dans La Provence édition Aix. Jaloux de n’avoir pas trouvé ce jeu de mot plus tôt, on fait très rapidement marche arrière : « elle va ouvrir tous les péages et mettre plus de personnel en place sur les aires et dans les PC de sécurité« , poursuit le quotidien. Forcément : comme chaque année, pour le coup d’envoi des vacances d’été, Escota est plus que prêtes à encaisser les millions d’automobilistes qui vont défiler devant ses employés redoublés pour l’occasion.

1,3 milliards de profits

Même chose pour la maison mère ASF et les deux autres géantes Cofiroute et Sanef. Bénéfice cumulé en 2009 : 1,3 milliards d’euros. « Merci Villepin, bravo Chirac ! En 2005, nos duettistes ont privatisé ces sociétés, au moment même où elles se transformaient en vache à lait », s’étrangle le Canard Enchaîné. Car depuis, les autoroutes suivent une étrange loi : « plus elles sont amorties, plus elles coûtent cher« . Exemple pour ASF : +11% en 5 ans, bien plus que l’inflation.

Les associations d’automobilistes commencent à voir plus rouge que Bison Futé et ont déposé un recours devant le Conseil d’Etat. « « 40 Millions d’Automobilistes » conteste le fait que les tarifs auto­routiers aient été augmentés en janvier sans que le Comité des usa gers du réseau routier dont elle fait partie n’ait été consulté à ce sujet. Au-delà, cette action permet à notre association de soulever le problème de l’opacité des tarifs autoroutiers », expliquent les défenseurs des quatre roues sur leur blog.

Combines tarifaires

Le mécanisme est pourtant limpide. Escota et compagnie négocient avec l’Etat une hausse moyenne des tarifs, mais l’appliquent ensuite « comme bon leur semble sur leur réseau. Et la tentation de ne pas trop augmenter une section d’autoroute peu fréquentée pour appliquer une hausse plus fructueuse sur une section très « roulée » est devenue l’astuce en or pour engranger de confortables recettes », décortique le Parisien. Et pour être sur de dépasser la barre fatidique du milliard de bénéfices, « l’autre subtilité consiste à faire payer plus cher les longs trajets que les petites distances entre deux péages« . Même Christian Estrosi, maire UMP de Nice et ministre de l’Industrie est las de passer à la caisse. Le prix du contournement autoroutier de la ville, qui fait certainement partie des « sections très roulées« , a augmenté de 25%. « Roulez, profits », comme dit le Canard.

Un lien La colère des usagers d’Escota, sur Nice Matin

Un lien Estrosi monte dans les tours, sur Nice Matin toujours

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