Martine Vassal promet toujours plus de transports en commun et même le métro à Saint-Loup

Coué
Carnet de campagne
le 4 Mar 2026
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Au sein de la campagne de Martine Vassal, la candidate divers droite aux municipales à Marseille, on multiplie les rendez-vous à une dizaine de jours du premier tour pour occuper le terrain. Ainsi, ce mercredi 3 février, son équipe a donné rendez-vous à la Valentine (11e arrondissement) pour parler de son programme pour les transports en commun. Dans les cartons de Martine Vassal se mêlent des projets déjà lancés ou à l’étude, certains évoqués ces dernières semaines, d’autres qui ressortent des précédentes municipales, voire d’encore plus loin. Parmi eux se trouvent : une escale à la Joliette (2e) et à l’Escale Borély (8e) pour les navettes maritimes ; l’extension du tramway vers la Castellane (15e), la Pointe-Rouge (8e) et la Valentine ; un BHNS (bus à haut niveau de service) jusqu’à l’Escale Borély ; un téléphérique jusqu’à l’hôpital Nord (15e) ; et même une prolongation du métro vers Saint-Loup (10e). Sur le financement, Catherine Pila, colistière et présidente de la régie des transports métropolitains (RTM), affirme avec assurance : “Quand on a la volonté, les moyens, on les trouve.” Avant de quand même essayer de défendre sur le fond : “On a la Banque européenne d’investissement (BEI) et on peut travailler sur nos lignes budgétaires.”

Comme déjà annoncé dans la campagne, Martine Vassal veut aussi étendre la gratuité dans les transports en commun aux moins de 26 ans, ce qui pourrait concerner 290 000 personnes, pour un budget estimé à 18 millions d’euros par an. Sur le financement de la mesure, que la commission transports de la métropole — présidée par Martine Vassal — avait jugée “non supportable budgétairement”, Catherine Pila répond, toujours avec assurance : “Il y a eu un changement de mentalités en réfléchissant, en calculant, en se posant la question.” Essayant, encore une fois, de défendre sur le fond : “Des marges financières peuvent être dégagées en interne et on peut récupérer auprès de l’Europe.”

Marie Lagache
marie.lagache@marsactu.fr

Commentaires

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  1. Tasogare Tasogare

    Quel dommage que cette liste-là n’ait pas eu le pouvoir de développer l’offre de transports en commun ces dernières décennies… (…oh wait.)

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  2. Electeur du 8e © Electeur du 8e ©

    Ça me fait penser à la campagne 2014 de Gaudin où, au milieu d’une pluie drue de promesses, on nous annonçait pour “bientôt” le métro à Bonneveine et à Vieille-Chapelle, évidemment aussi à Saint-Loup (promesse recyclée depuis 40 ans), et une liaison ferrée directe entre Saint-Charles et l’aéroport. Rien de tout cela n’a vu le jour, mais est-ce si important ?

    Ce ne serait pas mal d’exécuter le plan de mobilité (nouveau nom du plan de déplacements urbains) tel qu’il est plutôt que d’inventer des projets qui n’y figurent pas et ne sont pas financés : il y a déjà loin entre le plan de mobilité actuel et son exécution réelle.

    Et ce ne serait pas mal non plus de réaliser les promesses précédentes avant d’en faire de nouvelles : le réseau cyclable sécurisé, promis en 2019 pour 2024, et la refonte du réseau de bus, promise en 2022 pour 2025. C’est moins bling-bling que du tramway ou du métro, mais ça coûte moins cher et ça concerne tous les quartiers. “Quand on a la volonté, les promesses, on les réalise”, dirait Sainte-Pila.

    Et sinon, où en est l’idée mythique du tramway sur la Corniche que Mme Vassal avait jetée en l’air en 2022 ? Déjà démodée ?

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  3. switch switch

    On a quand même l’impression de revoir les vieilles ficelles de l’époque Gaudin.
    Aux dernières municipales, sentant le vent tourner quelques mois avant l’élection, le centre-ville avait été piétonnisé et les façades ravalées à une vitesse vertigineuse, à un rythme aurait fait rougir Alain Juppé à Bordeaux !
    Sauf que depuis 2019, Marseille a changé. Les électeurs attendent désormais un minimum de programme sérieux, pas simplement un catalogue d’annonces lancées en campagne.
    D’autant plus que Martine Vassal dispose depuis des années, via la métropole, des compétences nécessaires pour développer les transports en commun. Si toutes ces solutions étaient si évidentes, pourquoi ne pas les avoir engagées plus tôt ?
    Comme pour la piétonnisation ou les façades, tout s’est mystérieusement arrêté une fois l’élection passée.
    Et aujourd’hui il faudrait croire que tout deviendrait soudain possible ? Qu’une fois à la mairie tous les verrous sauteraient comme par magie ?
    C’est précisément ce dont beaucoup de Marseillais ne veulent plus aujourd’hui : de la politique politicienne, faite d’annonces opportunes et de blocages institutionnels utilisés selon les circonstances.

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  4. MarsKaa MarsKaa

    Mais ces deux-là sont à la tête des institutions compétentes depuis des décennies… si seulement elles avaient agi durant leurs mandats….. paroles, promesses, blabla et baratin…

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