Les législatives sont aussi une source de financement pour les petits partis
Avec vingt-deux candidats en lice pour les législatives, la première circonscription des Bouches-du-Rhône tient le record dans la région PACA. La sortante Valérie Boyer (LR) voit sur son terrain de nombreux petits partis, souvent méconnus, faire irruption dans la bataille. Un effet de concentration qui se vérifie dans beaucoup de circonscriptions « où le sortant est en difficulté », constate dans La Provence Yves Luchaire, professeur de droit public à l’IEP d’Aix.
Parmi les motivations listées par le quotidien, on compte « effet d’aubaine » formule le député PS René Dosière, spécialiste de ces questions : depuis 1988, les partis politiques reçoivent 1,42 € par voix obtenue au premier tour si ils dépassent la barre du 1 % dans au moins 50 circonscriptions. Une somme perçue chaque année durant cinq ans.
Yves Castanet du parti CHAP (Confédération pour l’homme, l’animal, la planète) tente sa chance dans la 5e circonscription. Il confie ouvertement venir « chercher la manne financière de l’État ». Un moyen pour beaucoup de ces petits partis de financer leurs actions sur le terrain, défend-il.
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