Les drôles de pratiques immobilières de Jean-Luc Chauvin, président de la CCI

Arrangements
Bref
Thibault Barle
16 Mai 2018 5

Outre sa fonction de président de la chambre de commerce et d’industrie Marseille Provence, Jean-Luc Chauvin est le patron d’OTIM, agence immobilière spécialisée comme syndic de copropriétés. Sa société gère pas moins de 10 000 lots dans les Hautes-Alpes. Au mois d’avril dernier, le magazine Capital compilait les témoignages de plusieurs membres de conseils syndicaux alpins affiliés à OTIM qui dénoncent de nombreuses irrégularités (surfacturations, fournisseurs impayés, anomalies dans la comptabilité ou encore des conflits d’intérêts).

Dans un nouveau volet publié hier sur son site, le magazine dévoile cette fois un courrier électronique, du directeur adjoint d’OTIM à un prestataire, au contenu des plus explicites. « Jean-Luc (NDLR : Chauvin) me demande de te contacter au sujet des factures de rétro-commission que je dois te faire. Merci de m’envoyer les éléments car les mails de JLC ne contiennent pas tes pièces jointes« . L’entreprise réclamerait-elle des rémunérations en échange d’attributions de marchés dans les copropriétés dont elle est gestionnaire ? L’intéressé, qui s’était dit « diffamé » par le premier article, n’a de nouveau pas souhaité s’expliquer auprès de Capital.

L’article dénonce aussi la vision très personnelle du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) de Jean-Luc Chauvin. « En effet, l’ancien président de l’Union patronale des Bouches-du-Rhône (la branche locale du Medef) a pris l’habitude de transférer l’argent du CICE attribué à Otim sur les comptes de la SFC, sa holding personnelle qu’il détient à 100 %« . Il aurait bénéficié de 151 439 euros entre 2013 et 2015, des transferts d’argent qui n’apparaissent pas dans les comptes annuels d’OTIM. Surtout, cette aide de l’État est censée profiter aux entreprises qui en bénéficient et non être reversées intégralement à leur actionnaire. Toujours selon Capital, un fonctionnaire des impôts marseillais intéressé par ces pratiques se serait vu demander « de… se trouver d’autres occupations. Au motif qu’il s’agissait d’un dossier mettant en scène « un élu. »« 

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commentaires
Source : Capital

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  1. Antoine de MeriaAntoine de Meria

    Hum!, Hum,!, Hum!

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  2. ChoukranChoukran

    La question qui vient immédiatement à l’esprit: qui porte plainte, la justice va-t-elle se saisir du dossier? l’Etat victime d’un détournement du CICE si celui-ci est prouvé?

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  3. Electeur du 8eElecteur du 8e

    Comment dire ? Il paraît que l’exemple doit venir d’en haut. Si le patronat n’a pas mieux pour le représenter que des individus dont la priorité est de s’en mettre plein les fouilles, il ne doit pas s’étonner d’avoir face à lui des syndicats de salariés auxquels il reproche parfois d’être un peu raides dans leurs revendications !

    Et je n’ajoute rien sur l’image des syndics de copropriétés, déjà peu reluisante : voilà une profession qui gagnerait à nettoyer les écuries d’Augias.

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  4. Antoine de MeriaAntoine de Meria

    Ah , Marseille !, son Vieux Port, sa Bonne Mère et ses escrocs. Quelle Merveille !

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  5. ptit-marinptit-marin

    que la justice fasse son boulot, visiblement elle n’est pas pressée….
    qu’on lui interdise définitivement de gérer, d’être élu ou mandataire social et surtout que les FP lui fassent rembourser avec les intérêts…
    à sec!!

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