Laurent Nuñez annonce une réorganisation de la lutte contre la criminalité depuis Marseille

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le 9 Avr 2026
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Le ministre de l
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, et Christian Sainte, patron de la PJ, à Marseille ce jeudi 9 avril. Photo : Violette Artaud

Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, et Christian Sainte, patron de la PJ, à Marseille ce jeudi 9 avril. Photo : Violette Artaud

Le ministre de l’Intérieur avait promis de venir à Marseille une fois par mois. Pour celui d’avril, c’est chose faite. Ce jeudi, Laurent Nuñez s’est rendu dans la deuxième ville de France pour annoncer une réorganisation dans la lutte contre la criminalité. Après un déjeuner en ville en compagnie du maire (divers gauche) Benoît Payan, le locataire de la place Beauvau s’est rendu au commissariat central de Marseille, l’Évêché, pour une conférence de presse. “J’ai remis aux services il y a quelques jours une circulaire en matière de lutte contre la criminalité, qui est la suite du décret de septembre 2025. Celle-ci explique de manière concrète comment la Police judiciaire va récupérer le chef de filât”, indique le ministre de l’Intérieur. Expression pour dire que la PJ sera désormais “le point d’entrée, le chef d’orchestre” des enquêtes liées notamment au trafic de stupéfiants, tandis qu’elle se partageait jusqu’alors ce rôle avec la Gendarmerie.

“L’objet de cette circulaire est de mieux échanger, mieux organiser, mieux travailler ensemble, toujours sous l’autorité du parquet”, précise le ministre de l’Intérieur. Forcément, la nouvelle fait grincer des dents du côté de la Gendarmerie, comme le rapporte le Parisien, qui révèle l’information. D’autant que les dernières grosses opérations à Marseille dans le domaine du narcotrafic sont du fait de la Gendarmerie. “Il ne s’agit pas là de préempter les enquêtes, mais de renforcer la coordination et de décliner les aspects opérationnels sur les territoires touchés”, complète Christian Sainte, le directeur national de la PJ.

Laurent Nuñez n’a à ce propos pas choisi au hasard le lieu de son annonce. “Il y a dans les Bouches-du-Rhône un ancrage important du narcotrafic avec 115 points de deal à Marseille, mais aussi autour de l’étang de Berre, à Miramas, Aix…, égraine à son tour Pascal Bonnet, le chef de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) de la Police judiciaire de Marseille. À Marseille, des secteurs concentrent la violence, comme le troisième arrondissement avec la cité de Félix Pyat, mais aussi au sud de la ville avec la Cayolle ou la Sauvagère, où il y a des affrontements récurrents.”

Violette Artaud

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