La Ville lance son premier appel à projets participatifs pour 1,5 million d’euros

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le 22 Nov 2023
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Les élus Farida Benaouda et Théo Challande-Nevoret lors d
Les élus Farida Benaouda et Théo Challande-Nevoret lors d'un point presse sur le lancement du budget participatif à Marseille

Les élus Farida Benaouda et Théo Challande-Nevoret lors d'un point presse sur le lancement du budget participatif à Marseille

La Ville lance ce 22 novembre son budget participatif d’1,5 million d’euros dans les trois secteurs les plus au nord de Marseille. Jusqu’à fin janvier, les habitants âgés de plus de neuf ans des 2/3, 13/14 et 15/16 peuvent soumettre des projets, en lien avec le sport, la culture, la nature ou la solidarité. En parallèle, des ateliers, répartis dans différents centres sociaux des arrondissements concernés, sont organisés afin “d’accompagner les habitants dans la faisabilité des projets qu’ils veulent voir émerger dans leur quartier”, précise Théo Challande Névoret, l’adjoint (EELV) en charge de la démocratie locale. Des agents de la Ville seront aussi ponctuellement mobilisés dans l’espace public dans le but de “visibiliser au maximum cette démarche”. Une première rencontre est par ailleurs prévue ce samedi 25 novembre, à 14 heures à Grand Littoral.

Ces propositions seront ensuite étudiées par la Ville en collaboration avec des associations des secteurs concernés ou le conseil municipal des jeunes, avant un vote – en ligne ou lors de plusieurs rendez-vous – prévu pour juin prochain. Le financement participatif concernera en moyenne par secteur cinq projets retenus par le public. “C’est une nouvelle manière de faire de la politique par la mise en place d’une culture de la participation”, se réjouit Théo Challande Nevoret. Élue des 13/14, Farida Benaouda, justifie le choix des trois premiers secteurs qui seront rejoints par d’autres, les années suivantes. “Ce sont des pans de quartier qui ont totalement été oubliés comme presque effacés de la carte géographique de Marseille”.

 

Roxanne Machecourt

Commentaires

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  1. Alceste. Alceste.

    OSTRACISME :”Rejet hostile, par une collectivité, d’un de ses membres.”

    DISCRIMINATION :”Fait de séparer un groupe humain des autres en le traitant plus mal”

    Voilà donc les deux moteurs qui vont animer la deuxième partie du Payan Comedie Club à l’aube de la deuxième partie de son mandat. Il commence fort en opérant le tri chez les minots marseillais. La prochaine fois les personnes plus âgées, pardon les seniors ?.
    Il est vrai que pour certains ” verts” les retraités ne servent à rien .

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  2. Forza Forza

    Trois ans plus tard, c’est pas trop tôt. A part ça la démocratie locale ça serait de dissoudre les CIQ et de refaire une élection de conseils de quartiers, comme le veut la loi de 2002. Peut-être que les mêmes seraient élus mais au moins on aurait une occasion de remettre les choses à plat et de débattre.

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  3. julijo julijo

    quelle bonne idée dissoudre les ciq. c’est une rente de situation pour pas mal de gens, qui faisait surtout passer les messages de l’ancienne nullicipalité !
    je souscris complètement.

    par ailleurs le choix des quartiers me semble judicieux. ce sont trois secteurs qui étaient abandonnés à plusieurs titres, OSTRACISES ET DISCRIMINES !
    on peut espérer que ces projets, ateliers, ou autre accompagnement qu’ils proposeront seront mis en place réellement.

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  4. Patafanari Patafanari

    La Confédération générale des Comités d’intérêt de quartiers de la ville de Marseille et des communes environnantes regroupe 19 fédérations, composées de 260 comités, comptant au total plus de 110 000 adhérents, dont 5 500 administrateurs. Vous voulez la dissolution des CIQ comme on le fait pour les organisations terroristes ?

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  5. barbapapa barbapapa

    Un projet qui ne coûte pratiquement rien : restituer l’accès à a digue du large aux marseillais.
    Le GPMM parle de coûts de dizaines de millions d’euros, à l’heure d’aujourd’hui, seuls des parements de protection des murs en pierrres de taille seraient nécessaires. Le reste : de grands travaux de réhaussement de la digue, que ce serait au port de payer .

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  6. Electeur du 8e © Electeur du 8e ©

    Il est bon de se donner des priorités et, plutôt que de saupoudrer sur huit secteurs un budget modeste, de servir d’abord des quartiers trop longtemps discriminés et ostracisés par la nullicipalité gaudiniste. C’est un début.

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  7. zaza zaza

    Tout à fait d’accord. Relire pour cela le programme du Printemps marseillais (p.25),Des Marseillais acteurs de leur ville : les Conseils de quartier et les budgets participatifs
    Les habitants et leurs associations connaissent leur quartier et
    leur ville. Ils ont tous le droit de participer à son renouveau. Leurs
    critiques, leurs propositions, doivent être enfin entendues.
    La nouvelle majorité appliquera la loi. Elle mettra en place les conseils
    de quartier obligatoires dans toutes les villes de plus de 80 000
    habitants.

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  8. Electeur du 8e © Electeur du 8e ©

    Il ne s’agit pas de dissoudre les CIQ “comme des organisations terroristes”, mais de ne les considérer que pour ce qu’ils sont : d’aimables clubs qui ne représentent rien, sinon les retraités qui en sont membres.

    Un certain nombre d’entre eux ont trouvé plus utile de relayer la bonne parole de la mairie gaudiniste que de défendre les intérêts de leur quartier. Il suffit de voir le nombre de présidents de CIQ qui ont fini sur les listes électorales de Jean-Clôde ou de ses clones – en toute neutralité politique, bien sûr, puisqu’à droite on ne fait pas de politique !

    Gaudin avait l’habitude de trier parmi les lois entre celles qui lui convenaient et celles qui lui déplaisaient : comme un vulgaire délinquant, il s’asseyait sur ce dernières. Or la loi du 27 février 2002 est dépourvue de toute ambiguïté : il suffit de lire son article 1. Et il serait temps, deux décennies plus tard, de l’appliquer.

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  9. Patafanari Patafanari

    Les conseils de quartier sont souvent uniquement consultatifs et vus comme « occupationnels » : les multiples commissions de travail auraient peu de réalisations concrètes, puisqu’il ne s’agirait que de « commission extra-municipales », verrouillées par la mairie et considérées comme concurrentes des associations de citoyens.
    Depuis 2002, l’activité des conseils de quartier connait par ailleurs un véritable reflux, caractérisée notamment par une très grande difficulté à attirer de nouvelles personnes.

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  10. P-A P-A

    Une démocratie participative appliquée qu’à certains quartiers de la Ville… pas vraiment démocratique tout ça 🤣

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