La présence à la métropole du maire de La Penne-sur-Huveaune, soupçonné de viols, fait débat

VSS
Bref
le 27 Fév 2025
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Le maire de La Penne-sur-Huveaune, Nicolas Bazzuchi, au conseil métropolitain ce 27 février 2025. (Photo : ML)
Le maire de La Penne-sur-Huveaune, Nicolas Bazzuchi, au conseil métropolitain ce 27 février 2025. (Photo : ML)

Le maire de La Penne-sur-Huveaune, Nicolas Bazzuchi, au conseil métropolitain ce 27 février 2025. (Photo : ML)

C’était l’invité surprise du conseil métropolitain du 27 février : le maire de La Penne-sur-Huveaune, Nicolas Bazzucchi. L’édile a été mis en examen le 18 décembre pour viols, violences aggravées sur ses ex-compagnes et enregistrement d’images à caractère sexuel sans consentement. Il a passé deux mois en détention provisoire avant d’être libéré le 11 février. Problème, selon des informations confirmées par le parquet d’Aix-en-Provence à La Provence, dans le cadre de son contrôle judiciaire, il a l’obligation de “ne pas s’absenter de la résidence fixée par le juge d’instruction, excepté pour répondre aux convocations judiciaires, assurer son obligation de soins, exercer ses droits de garde (hors commune de La Penne-sur-Huveaune) et effectuer toutes démarches administratives”. La question est donc de savoir si sa participation au conseil métropolitain, dont il est élu, entre dans lesdites “démarches administratives”.

Selon l’avocat de l’édile, Jérôme Gay, interrogé par le journal, c’est le cas. Nicolas Bazzucchi n’aurait “aucune restriction d’exercer ses fonctions d’élu”. Le maire n’a pas assisté au dernier conseil municipal de La Penne-sur-Huveaune et la gestion des affaires courantes a été confiée à sa première adjointe. Sa présence n’a pas entraîné d’interpellations pendant la séance, même si la question juridique a fait débat dans les couloirs du conseil métropolitain.

Selon des informations de Marsactu, le maire de Marseille Benoît Payan aurait par ailleurs demandé à la présidente de la métropole Martine Vassal (DVD) que Nicolas Bazzucchi quitte l’hémicycle. “On ne l’avait pas vu au début, mais comme il était toujours là, à la fin, on est sortis, commente la présidente du groupe Pour une métropole du bien commun, Sophie Camard. Il faut être fermes sur les violences sexistes et sexuelles (VSS). Il n’a pas à être là. Il y a une affaire judiciaire en cours, mais c’est une question de principe.” Interrogée par Marsactu, Martine Vassal n’a pas réagi au moment d’écrire ces lignes.

Marie Lagache
marie.lagache@marsactu.fr

Commentaires

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  1. AlabArque AlabArque

    Décidément, entre sa tolérance au (présumé innocent, certes …) bon copain accusé de viols et de violences, et son adhésion (entretien dans La Provence, autre ‘flash’ du Gabian) aux ‘valeurs du RN’, cette dame est tout à fait infréquentable.
    Une question que je me pose depuis quelques années : qui est le ‘suzerain’ de Mme Vassal ? par définition, elle en a forcément un. Depuis la disparition de Jean-Claude, QUI ?

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    • Electeur du 8e © Electeur du 8e ©

      Le suzerain est pluriel : ce sont ces maires auprès desquels elle a acheté son élection à la tête de la métropole alors qu’elle venait d’être battue par le suffrage universel. Elle a besoin d’eux pour durer, et eux savent que, de plus en plus, ils ont besoin des électeurs du RN pour durer.

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