La famille d’Engin Günes interpelle l’Etat sur le trafic d’armes dans les quartiers

Kalachnikov
Bref
Clara Martot
29 Oct 2018 1

Cinq mois après la mort tragique d’Engin Günes, sa mère et ses sœurs ont réuni la presse ce lundi au centre social du Plan d’Aou (15e arrondissement). Dans la nuit du 25 au 26 mai, Engin Günes, 29 ans, s’est retrouvé dans l’axe d’une rafale de tirs à la kalachnikov alors qu’il jouait aux cartes dans une buvette de l’Estaque. “Notre frère a été qualifié de victime collatérale. Puisqu’il s’agit d’un terme militaire, nous demandons à l’État au nom de quelle guerre notre frère est mort, et pourquoi des armes lourdes circulent dans les quartiers de France”, a dénoncé Oya Günes, avant d’exiger “une réaction du ministère de l’Intérieur sur ce trafic”. En juin, une marche blanche avait rassemblée un millier de personnes.

Pour “mener ce combat jusqu’au bout”, elles demandent, dans un premier temps, à être reçues par la préfecture. “Ce n’est pas le cannabis qui tue nos enfants, ce sont les armes, et la sécurité est une problématique nationale”, défend l’aînée, Demet Günes. Sur le plan “symbolique”, un premier tournoi de football sera organisé le mois prochain au City stade du Plan d’Aou, que la famille souhaite d’ailleurs faire rebaptiser au nom d’Engin.


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Commentaires

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  1. MaltsecMaltsec

    Honneur à ces mères, honneur aux sœur, les hommes et les pères sont-ils des fantômes? mystère des groupes humains, lente pente de nos société vers imbécilité générale, quand on produit industriellement une génération de zombies. Je me pince sans me réveiller.

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