Avec le bon score de Robin Prétot à Istres, le système Bernardini proche de l’effondrement
Après quatre mandats, François Bernardini est sur le point de chuter à Istres. Il est largement distancé par son rival Robin Prétot (LR), en tête de dix points. Dans une ville marquée à gauche, ce trentenaire a réussi à incarner un vote utile contre le maire sortant, en se distançant de sa propre famille politique.
Robin Prétot, candidat LR arrivé en tête à Istres. (Photo : Roni Gocer)
"Regardez ici, il y en a une… Et là-bas, encore une… Il y a plus de grues plantées à Istres que de bougies sur un gâteau d’anniversaire !" Serpentant le quartier des Arnavaux à d’Istres, Robin Prétot (Les Républicains) improvise une visite guidée des chantiers en cours, ce mercredi 18 mars. Entre deux démonstrations, le candidat n’oublie pas de serrer quelques mains, distribue des sourires aux passants qui le reconnaissent. "Même si on a une bonne avance, je reste très prudent. C’est une équipe aux abois, qui n’a jamais autant été en danger et qui a peur de tout perdre."
Le trentenaire a beau dire, les sourires des deux militants qui l’accompagnent trahissent une petite fierté. En récoltant 42,1 % des voix dès le premier tour des municipales le 15 mars, le conseiller municipal d’opposition devance largement le maire sortant François Bernardini (DVG), qui obtient 32,2 % des suffrages. Figure écrasante de la vie politique locale depuis sa première élection en 2001, l’éternel maire sortant, ex-socialiste, apparaît finalement bien plus déboulonnable qu’attendu. Quant au candidat d’extrême droite Damien Broc (RN), présenté par les soutiens communistes du maire comme une menace sérieuse, il n'a obtenu que 18,6 % des voix.
Six ans plus tôt, François Bernardini était réélu maire dès le premier tour avec 50,9 %. En 2014, il dominait également l’élection avec 40,1 % des votes dès le premier tour. Son déclin électoral pourrait-il s’expliquer par ses nombreuses affaires judiciaires, valant au septuagénaire
Petite coquille dans le titre, un f final, qui fait rimer avec définitif ou bien adieu snif snif ! 🙂
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On peut relever que être marqué du sceau « Martine Vassal » n’est plus un porte-chance …
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Comment encore qualifier Bernardini de divers gauche , alors qu’il a construit une liste composée de toutes les nuances de la Macronie, de transfuge de LR et même en queue de liste un candidat qui a ouvertement fait campagne pour l’élection du député RN sur Istres Nord… Liste soutenue par Vassal et Muselier. Il n’a plus que Bachi et le PCF pour soutenir cet attelage, dans un petit calcul pour sauver son siège. Les Istréens en ont marre du cynisme et du mépris de l’équipe en place pour la population. Il veulent quitter la honte qu’ils ressentent à quelques semaines d’un procès qui va salir la ville. Le synonyme de « présumer innocent », c’est « présumer coupable » et on peine à croire qu’un tribunal se mobilise plusieurs semaines pour des broutilles .
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Bravo à Monsieur Vincent pour son intervention sur France culture. Evidemment son propos sonnait très juste dans une ville comme Istres ou Bernardini à systématiquement écarter les journalistes de la campagne, boycott de la Provence, refus de filmer pour M6 et n’a choisit que Maritima et la Marseillaise pour s’exprimer . Média sous perfusion des mairies présidées par Charroux.
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Bravo à Monsieur Vincent pour son intervention sur France culture. Evidemment son propos sonnait très juste dans une ville comme Istres ou Bernardini à systématiquement écarter les journalistes de la campagne, boycott de la Provence, refus de filmer pour M6 et n’a choisit que Maritima et la Marseillaise pour s’exprimer . Média sous perfusion des mairies présidées par Charroux.
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ah ah ah la liste LR non soutenue par Vassal et la liste de gauche non soutenue par le PS (donc Ohannessian, 1er fédé). Ils sont formidables
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Bernardini, un pillier de la macronie depuis l’époque des marcheurs….
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Hmmm Bernardini était vérolé, de ce point de vue on peut se réjouir de voir son système tomber, mais je crains qu’avec Istres passant à droite, ce soit le sort de la Métropole qui se joue et que cela empêche potentiellement d’avoir la Métropole du même bord que sa ville centre, à savoir à gauche…
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Istres passant à droite ? Mais avec Bernardini, elle y était déjà !
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Oui, j’ai vu ça après coup, que pour un divers gauche il soutenait Vassal
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Bon débarras mais quelle honte pour le PCF d’avoir continué à soutenir Bernardini. Ces Bacchi, Dharréville et Cie n’ont vraiment pas de figure. Ne serait-ce que la manière dont il a toujours traité la presse aurait dû le disqualifier d’avance de tout soutien à gauche.
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D’ailleurs Bernardini avait soutenu la candidature de Vassal et non de Charroux lors de la dernière élection du président de la Métropole en 2020. Drôle de façon de remercier ses soutiens !
Il n’a de gauche que l’étiquette. Tout mon entourage (plutôt de gauche) se réjouit qu’il soit dégagé.
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Cette victoire de la droite sonnant comme un ras-le-bol du système Bernardini traduirait-t-il le fait qu’il y avait une ouverture pour un vrai programme de gauche, mais que l’ombre de Bernardini a inhibé l’éclosion d’un réel candidat ?
Dommage car avec cette commune réellement à gauche, les choses auraient été facilitées à la Métropole avec une métropole du même bord que la ville-centre, ce qui est important pour des questions cruciales comme la voirie, la propreté et les transports, mais il faut croire que même 6 ans après les premières élections avec cet interco en toile de fond, les fédérations locales de partis n’ont pas encore saisi tous ces enjeux, y compris pour ces enjeux, contrairement à ce que je pensais…
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