"Avec Iter, nous avons plusieurs milliers d'années de combustible devant nous"

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le 17 Jan 2013
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Aujourd'hui, les partenaires internationaux du projet Iter inaugurent en grande pompe à Cadarache, le siège d'un objet unique au monde : la plus grande expérience menée conjointement par l'Union européenne et six pays (Etats-Unis, Russie, Corée, Inde, Japon et Chine) pour "démontrer la faisabilité scientifique et technique de la fusion", que certains présentent comme l'énergie du futur ou encore l'énergie des étoiles. En effet, au coeur des étoiles, les noyaux d'hydrogène se combinent et fusionnent en libérant une "énergie considérable", explique le Centre d'études atomiques (CEA). C'est cette fusion que le projet Iter se propose de reproduire expérimentalement à Cadarache.

Directeur de l'Agence Iter, Jérôme Pamela détaille la manière dont la réussite du projet peut contribuer au mix énergétique dans le "moyen et long terme" à côté des énergies renouvelables. "Ce projet est en bonne voie d'avancement. Sur le site de Cadarache, plusieurs immeubles de bureaux ont été construits dont le siège d'Iter, dessiné par l'architecte Rudy Ricciotti". C'est ce bâtiment qui est inauguré aujourd'hui par Geneviève Fioraso en présence de Günther Öttinger, commissaire européen à l'énergie. D'autres bâtiments sont en cours de construction dont un "bâtiment usine" dont sortiront les plus gros aimants nécessaires à l'expérience. "Sur l'installation nucléaire de base, l'an dernier, nous avons terminé l'excavation, les radiers et 500 plots sur lesquels vont être installés des patins antisismiques"

Convois exceptionnels

La construction de ce bâtiment nucléaire devrait être terminée à la fin de l'année 2013. "L'installation des équipements à l'intérieur commencera en 2016 mais les premiers éléments et systèmes arriveront des différents pays partenaires au début de l'année 2014", précise Jérôme Paméla. Une route a même été aménagée pour permettre l'acheminement des composants à partir du port de Fos. "Ce sont des convois beaucoup plus exceptionnels que ce qu'on a habituellement avec des poids qui vont jusqu'à 900 tonnes. Ce sont des composants volumineux et pesants".

Mais le projet Iter n'en est encore qu'à ses balbutiements. Un fois les constructions achevées, l'expérience proprement dirt ne démarrera à la fin 2020. La démonstration scientifique est espérée pour 2027, 2028. Le premier réacteur de démonstration est attendu pour 2050. Cet horizon plutôt lointain n'empêche nullement le directeur d'Iter France de décliner les multiples avantages de la fusion : elle ne crée pas de CO2 et permettra une production continue alors que "les combustibles sont présents à l'état naturel. Et avec ce projet, nous avons plusieurs milliers d'années de combustible devant nous", affirme Jérôme Pamela. En attendant les opposants d'Iter se réunissent d'ores et déjà aujourd'hui pour protester contre ce projet "pharaonique".

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Commentaires

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  1. Anonyme Anonyme

    Qui c’est le dernier barjot qui voulait faire un reich pour mille ans

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  2. Anonyme Anonyme

    Une nouvelle version de:
    Là haut vous serez les premiers.

    Signaler
  3. Anonyme Anonyme

    Il est clair que si on voulait tendre la perche aux “anti” il n’y avait pas mieux. Cette phrase est une grosse gaffe, la seule chose qu’on a devant nous pour l’instant ce sont des décénie de recherche, et des ppm de CO2 en plus dand l’atmosphere. Iter = projet de recherche à grande échelle car il y a urgence.

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