Aux comparutions immédiates, priorité aux violences conjugales

Reportage
le 8 Avr 2020
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Depuis le début du confinement, les violences conjugales sont sur-représentées aux comparutions immédiates du tribunal correctionnel de Marseille. Faute d’alternative, la peine de prison ferme est privilégiée pour éviter tout risque de récidive.

Pendant le confinement, les tribunaux avaient été autorisés à prolonger les détentions provisoires. Photo archives CM.
Pendant le confinement, les tribunaux avaient été autorisés à prolonger les détentions provisoires. Photo archives CM.

Pendant le confinement, les tribunaux avaient été autorisés à prolonger les détentions provisoires. Photo archives CM.

En temps normal, la salle est réservée aux dossiers de délinquance organisée. Mais depuis un mois, la 7e chambre du tribunal correctionnel de Marseille ne juge plus que les affaires “urgentes”, et en l’absence de tout public. Les comparutions immédiates font partie des rares audiences maintenues en contexte de pandémie. Au vu du risque particulier occasionné par le confinement, la priorité s’est resserrée sur les femmes victimes de violences conjugales. Lors de l’audience du 6 avril, à laquelle Marsactu a pu assister sur autorisation du tribunal, trois dossiers y sont consacrés. Parmi eux, Youssef*, dont la femme a composé le 17 la semaine dernière. Elle explique aux policiers que son mari lui a asséné des coups dans la rue. “Sur la caméra de ...

Commentaires

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  1. Claudia Claudia

    Je ne comprends pas pourquoi vous n’avez pas interrogé SOS Femmes battues, l’acteur historique.

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  2. Renardsauvage Renardsauvage

    Quel fléau, les violences conjugales brisent les femmes et les tuent. Les oubliés et je ne comprends pas qu’ on n’en parle pas sont les enfants. Enfants témoins, enfants battus, enfants otages, enfants brisés, placés, orphelins. Les adultes peuvent se défendre, pourquoi e protège-t-on pas

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  3. Renardsauvage Renardsauvage

    Les enfants. Regardez l affaire Catherine Sauvage, cette femme ignorait que son mari violait ses filles, son fils s’est pendu et la femme battue depuis des décennies a tué son mari. Mais les victimes ont-elles eu droit à un procès, à la reconnaissance de leur calvaire ? Non, il ne faut pas oublier les enfants et je suis étonnée que personne n’en parle.

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