Au procès de Marc Adida, psychiatre jugé pour viols sur ses patientes de Sainte-Marguerite

Actualité
le 1 Avr 2025
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Depuis lundi, la cour criminelle d’Aix-en-Provence juge le psychiatre Marc Adida pour des viols ou agression sexuelle sur quatre anciennes patientes. La lenteur de la réaction de l’AP-HM interroge, face à ces faits qui s'étalent sur des années.

Le palais de justice Monclar, à Aix-en-Provence. (Photo : CMB)
Le palais de justice Monclar, à Aix-en-Provence. (Photo : CMB)

Le palais de justice Monclar, à Aix-en-Provence. (Photo : CMB)

C’est un dossier de viols comme les cours criminelles départementales, nouvelles cours d’assises composées de magistrats professionnels et non de jurés populaires, en jugent tous les jours. Au point qu'on les surnomme désormais "cours du viol". Mais dans le dossier Marc Adida, en plus de ces faits, il y a les alertes, balayées pendant des années, au cœur même d’un grand hôpital public marseillais.

Le psychiatre Marc Adida, 49 ans, dont quatre en prison, comparaît détenu devant la cour criminelle départementale d’Aix-en-Provence depuis lundi. Il est poursuivi pour "viols commis par une personne abusant de l’autorité que lui confère sa fonction" sur trois anciennes patientes et agression sexuelle sur une quatrième, à chaque fois dans le cadre de consultations à Sainte-Marguerite où il travaillait.

D’autres femmes avaient déposé soit des plaintes, soit des signalements auprès de l’Ordre des médecins avant l’ouverture de l’enquête pénale. La question de la réaction de l’AP-HM (Assistance publique - Hôpitaux de Marseille) sera abordée ce mardi. Ce lundi 31 mars, les premiers témoins ont déjà permis de retracer le parcours de l’accusé, ainsi qu’un "mode opératoire" certain.

Viols à répétition

Avant cela, le président de la cour, Roger Arata, a rappelé les faits reprochés. Justine*, 19 ans à l’époque des faits, étudiante décrite comme fragile et "isolée", a subi "quatre ou cinq" viols au cours de ses consultations dans le bureau de Marc Adida. La jeune femme était venue consulter notamment parce qu’elle souffrait de scarifications . . .

Clara Martot Bacry

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