Troisième jour à Marsactu : le maire et son nouveau programme
Il est 9h30 quand nous nous rassemblons autour d’une table pour discuter des sujets d’aujourd’hui. La veille, nous sommes allés au tribunal afin d’assister à l’audience de Benoit Payan qui porte plainte pour diffamation et injure contre le sénateur LR Le Rudulier. Je ne raconterai pas ceci en détail mais l’autre stagiaire s’en occupera. En parlant du maire, il tenait justement une conférence de presse afin d’expliquer son programme de propreté. Nous avons pu y assister.
Nous arrivons devant le local de campagne du Printemps marseillais, qui est une ancienne banque. Après avoir rencontré quelques journalistes, nous descendons dans l’ancienne salle du coffre. Au bout du U formé par les tables, trois chaises restent vides. Enfin, le maire entre. Il est accompagné par deux maires de secteur.
Benoit Payan est le premier à prendre la parole. Il résume la situation actuelle. Les Marseillais ont une question récurrente dans le domaine de la propreté : qui fait quoi ? Ils attendent des résultats mais rien ne semble se passer. D’après lui c’est parce que Marseille est une ville à l’abandon. La métropole l’aurait effectivement abandonnée sciemment, année après année. Il n’y a pas de nouveaux lieux de tri, pas non plus de nouvelles poubelles. Pourtant la ville en aurait bien besoin : elle compte approximativement 7000 poubelles alors que des professionnels considèrent qu’il en faudrait 15 000. Elle compte aussi très peu de cantonniers.
Malgré cela les Marseillais payent une taxe d’enlèvement des ordures ménagères plus haute que le reste de la métropole. Quand ils sont questionnés, les représentants de la métropole répondraient apparemment que les Marseillais sont “sales” et qu’il n’y aurait rien à faire. Benoit Payan estime que Martine Vassal, présidente de la métropole Aix-Marseille-Provence, est incapable de s’occuper du problème de propreté à Marseille. Il dit que Marseille est “otage de divergences politiques”, et que les habitants payent les conséquences de la déception de Martine Vassal d’avoir perdu en 2020. S’il gagne aux municipales, il promet qu’il pourra reprendre la main sur la propreté.
Le maire ne souhaite pas vendre du rêve et répète plusieurs fois que les changements prendront du temps. Il s’engage tout de même à changer profondément les choses d’ici la fin du mandat. Il affirme que la saleté n’est pas quelque chose de définitif et que Marseille n’a pas le “gène de la saleté” comme certains prétendent.
Benoit Payan veut un retour au cantonnement. Dans les trois premières années du mandat, il souhaite mettre en place un cantonnement quartier par quartier, il veut que les cantonniers aient un quartier désigné et qu’il existe aussi des cantonniers volants qui peuvent se déplacer en cas de difficultés. Le problème pour lui est que les cantonniers ne sont pas respectés et se trouvent en bas de l’échelle sociale.
Il souhaiterait implanter des poubelles dans des zones stratégiques comme près des arrêts de bus ou métro. Le candidat du Printemps marseillais veut aussi installer des poubelles intelligentes. Il compte d’abord les implanter dans des zones de test car toutes les installations ne fonctionneront pas pour la ville.
D’après le maire, le matériel utilisé à Marseille est inutile et inefficace. Ces machines ont remplacé les humains mais ne fonctionnent pas aussi bien. Il voudrait un facteur humain et de proximité.
Il y aurait aussi une inflation anormale sur les coûts des prestataires privés ce qui dissuade beaucoup.
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