Mon stage de 3ème à Marsactu

Politique ou Justice ?

Billet de blog
Chloé Derrien
21 Déc 2018 0

Aujourd'hui, pour mon avant dernier jour de stage (oui je sais, le temps passe trop vite), j'ai eu le droit à voir en direct le conseil municipal du 20 Décembre (sur ordi, ne vous emballez pas trop non plus ;), et d'assister à un procès au tribunal. Politique et justice étaient donc au rendez-vous durant cette journée !!!

Un conseil mouvementé :

Quand je suis entrée chez Marsactu aux alentours 9 h 30, je suis surprise de voir que toute l’équipe (c’est à dire Julien Vinzent, Jean-Marie Leforestier et Nicolas Georges), a le nez collé sur leur écrans, écouteurs aux oreilles. Ils semblent très concentrés, et heureusement que Nicolas George est venu me voir pour m’expliquer qu’aujourd’hui avait lieu le conseil municipal, et que Benoît Gilles et Violette Artaud étaient sur les lieux à ce moment là. En effet, ce conseil est un évènement important, le premier à avoir lieu après le tragique évènement de la rue d’Aubagne, le 5 novembre. Entre temps, Anthony est arrivé. Nous avons un peu discuté, le temps que Julia, Clara arrivent, et nous nous sommes mis à suivre le conseil municipal en direct sur Marsactu. Je ne saurais dire si cela était intéressant, ou ennuyant (je sais, ces termes sont tout à fait contradictoires, mais comprenez-moi, je ne suis qu’une fille de troisième qui écoute des gens parler et utiliser des termes bien trop compliqués pour moi). Par ailleurs, je ne connaissais pas la plupart des personnes politiques qui se trouvaient sur place, je vous prie donc de m’excusez d’avance sur le fait que je ne citerai (ou ne critiquerai, à vous de voir), aucun homme ou femme politique.

Malgré cela, en regardant les commentaires, j’ai réussi plus ou moins à me faire une idée sur ce débat. Il était surtout porté sur l’effondrement d’immeubles du 5 Novembre et toutes les conséquences qui allaient avec. Par ailleurs, je pense que cela ne sert à rien que je revienne sur les décisions votées au conseil (vous trouverez de meilleurs articles sur Marsactu là-dessus), et de plus, je pense que certaines décisions prises conviendront à certains, mais pas à d’autres, et inversement. Après tout, on a tous notre définition de ce qui est juste, est mon but n’est pas à ce que vous la changiez.

Finalement, on a tous fait une pause bien méritée et on est allé manger. Je dois dire que l’équipe de Marsactu me faisait un peu envie avec leurs bons hamburgers. Mais bon, j’ai dû me contenter de mes haricots verts et de ma purée surgelée ( oui je sais, direct ça ne donne pas super envie). A la fin de ce « délicieux » repas, je n’ai pas pris la peine d’écouter la fin du conseil, car mourir d’ennui ne me semblait pas une très bonne idée. Heureusement, Clara m’a proposé d’aller avec elle au tribunal pour assister à un procès de gilets jaunes qui avaient mis la pagaille à la Ciotat. Je m’y suis donc rendue avec elle, heureuse je l’avoue d’assister à mon premier procès (pas le mien, celui des gilets jaunes).

Trafic de drogue et gilets jaunes

Nous nous sommes dirigées au tribunal. Quand nous sommes entrées dans la salle de procès, et bien je dois dire que cela ne ressemblait pas vraiment à ce qu’on peut voire dans les séries américaines. Pour commencer, les proches des prévenus (ceux qui ont commis un délit mineur et qui vont être jugé), sont placés tout au fond de la salle, et sont séparés par une vitrine. Il n’y avait pas un juge comme je le pensais, mais trois. J’aurais bien aimé que le président du jury ait un marteau, comme dans les films. Il y avait plusieurs avocats, et tous placé devant. Les spectateurs (normalement les journalistes), eux, se place sur les sièges arrières, là où j’étais. Cet après-midi là, il y avait deux classes qui allaient voir le procès. C’était l’horreur, on s’est tous serrer, certains journalistes restaient debout, et d’autre ne pouvaient même pas entrer. Il y avait beaucoup de stagiaires aussi, j’en ai vu un qui accompagnait un avocat. Le pauvre n’a même pas pu entrer tellement il y avait de monde.

Pour ma part, je dois dire que je fus assez surprise, bien sûr, c’était intéressant de faire découvrir des choses à des élèves, mais je ne pouvais m’empêcher de trouver cela bizarre. Pour moi, c’est compréhensible, je suis une stagiaire, mais les autres enfants; je les voyais, certains n’avaient pas vraiment l’air de s’intéresser, j’en voyais même qui jouaient sur leur téléphone discrètement en souriant. Je trouvais ça un peu irrespectueux, et j’étais un peu gêné pour les prévenus, qui certes méritaient d’être devant le tribunal, et qui certes avait fait quelques chose de mal. Mais voilà, je ne sais pourquoi, cela me faisait une drôle d’impression. Pourquoi emmener des élèves alors qu’on n’est même pas sûr que cela les intéresse vraiment ?

En tout cas, j’étais impressionné quand la séance commença, c’était la première fois que je venais dans un vrais tribunal ! Youpi !

Un prévenu est venu, il s’appel Amine, il est Algérien et ne parle pas français, il avait donc une traductrice qui l’accompagnait. Le présidant du jury a commencé à résumer les faits, tout en expliquant aux élèves présents les différentes étapes d’un procès. Je ne peux m’empêcher de soupirer, si cela continue comme ça, ça va prendre des heures. Enfin, il posa quelques questions au prévenu. Je me rendis compte alors que ce juge était vraiment antipathique, et j’eus un peu de la peine pour l’algérien qui semblait totalement perdu et désemparé. Pour résumer les faits, le prévenu est accusé d’avoir vendu des médicaments, des plantes, et des substances classées comme vénéneuse. Je fus un peu ennuyée par le procureur présent, il parlait d’une voix basse et aigüe, et je ne pouvais m’empêcher de le trouver un peu dur. Par contre, j’ai adoré l’avocate qui défendait le prévenu. Elle parlait avec fougue, et même si sa voix tremblait par moment, elle avait de bons propos et disait qu’on était pas sûr à cent pour cent que cet homme soit vraiment celui qui ait vendu les substances vénéneuse. En effet, les policiers ont été assez vague sur la description de l’homme, qui pouvait, maintenant qu’on y pense, être n’importe qui.

Finalement, malgré les propos de l’avocat, le prévenu est condamné à six mois de prison. Je trouvais cette punition un peu dure, sachant qu’on était même pas sûre que ce soit vraiment lui le coupable.

Finalement, les classes sont parties, et sont enfin arrivés les gilets jaunes. Ils étaient huit, six ont été libérés, et les deux autres ont passé un mois en prison. Ces derniers ne semblaient pas très content. C’étaient tous des jeunes entre 18 et 20 ans. Ils sont accusés de dégradation de biens publics au niveau du péage de La Ciotat et avaient attaqués les forces de l’ordre. Je n’ai hélas, pas pu assister à toute la scéance. Mais j’ai pu comprendre que les huit amis (car oui, ils se connaissaient tous), ce sont donner rendez-vous le soir pour faire une sorte de barbecue en tant que gilet jaune pacifiste. Ils accusent d’ailleur les policiers de les avoir agressés (pas ouvertement, évidemment). Comme je vous l’ai dit, je n’ai pu assister à la fin, mais je pense que Clara fera un article dessus.

Voilà, c’était mon quatrième jour chez Marsactu. J’aime toujours autant, et je suis trop déçue que ça se termine bientôt. 😊😆😆😊


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