A Sciences Po, Mennucci et Joissains "d'accord" sur la métropole

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le 30 Jan 2013
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A Sciences Po, Mennucci et Joissains "d'accord" sur la métropole
A Sciences Po, Mennucci et Joissains "d'accord" sur la métropole

A Sciences Po, Mennucci et Joissains "d'accord" sur la métropole

Deux grandes gueules, deux accents forts, deux couleurs politiques différentes et surtout… deux avis sur la métropole. "Non à la métropole marseillaise" : le message est clair, inscrit sur une grande banderole qui orne la façade de la mairie d’Aix-en-Provence depuis plus de deux mois. Maryse Joissains n’en est pas à son premier coup de gueule mais depuis quelque temps, elle s’est trouvé un nouveau cheval de bataille : la métropole qui devrait voir le jour en 2015. En terre aixoise, Mennucci était venu se faire l’avocat du diable. 

Quand on lui demande de qualifier son adversaire, le député PS qualifie Joissains de "pugnace". Celle-ci lui renvoie la balle : "J’adore rencontrer des personnalités comme Patrick, c’est quelqu’un que j’aime beaucoup". Après s’être échauffés une vingtaine de minutes en répondant aux questions des quatre étudiants du Cercle politique aixois, nos deux compères sont entrés dans le vif du sujet, non sans quelques hésitations.

Maryse Joissains n'a pas manqué de rappeler le choix qu'avait laissé la réforme des collectivités territoriales de 2010 : l'organisation en métropole ou en pôle métropolitain. "Tous les élus tiennent à leurs privilèges. Les maires sont effrayés mais pas uniquement dans les Bouches-du-Rhône". Pour Mennucci, l'opposition à la métropole est portée avant tout par les élus et non par les citoyens. Il contre-attaque : "Si nous avons besoin de la métropole aujourd'hui, c'est notamment à cause de l'égoïsme de certains élus locaux."  Petit aperçu de l'ambiance en images.

Il a également été question de bilans, notamment celui de Maryse Joissains. Les discussions ont débouché sur l'opposition traditionnelle Aix la riche, Marseille la pauvre. Et la maire aixoise ne s'est pas privée de rappeler les chiffres de l'Insee (à prononcer Insi, à l'anglaise) sur les difficultés de Marseille. Sur l'attractivité économique, elle défend son bilan : "à Aix, on n'a pas attendu la métropole pour développer notre territoire", avant de ressortir, toute fière, sa formule choc : 

De toute façon, la question ne se posera bientôt plus puisque, avec la montée des eaux, Marseille sera le port d'Aix.

Alors que Patrick Mennucci soutient que le futur président de la métropole ne sera pas forcément un Marseillais, l'Aixoise évoque la crainte d'un certain clientélisme au sein de cette nouvelle entité. Hors de question pour elle que les maires ne perdent des prérogatives. "Je ne suis pas contre la coopération métropolitaine" lance t-elle. Alors, d'accord ou pas d'accord ?

"Elle est pas si terrible que ça"

Elle le tutoie, il la vouvoie. A force de pirouettes, les positions se font moins tranchées, peut être aussi car la salle semble acquise à Maryse. Dans le public, beaucoup de costards cravates et d'étudiants qui se délectent des piques et des mimiques des deux élus. Toujours est-il que quand sont évoqués le Scot, PLU et autres acronymes métropolitains, le débat est dur à suivre. Sur les transports et la nécessité d'une harmonisation, pas de polémique. Mais quand il s'agit de fric, tout se corse. "Nous nous battons contre la fiscalité unique. Il est hors de question que la métropole distribue les sucettes", s'exclame Joissains. Tandis que, pour son interlocuteur, "il n'a jamais été question que la fiscalité locale revienne entièrement à la métropole". L'ancienne députée reprend ensuite la main en évoquant un "programme basé sur la polycentralité", sans entrer plus dans les détails. "Nous allons négocier l'indépendance fiscale avec madame Lebranchu". 

En position délicate, alors que Maryse Joissains accuse Marseille de ne pas s'intéresser au reste du territoire, Mennucci retombe sur ses pattes en se disant "fan de votre club de rugby",  et évoque un "destin collectif". Rien de surprenant sur le fond donc dans ce débat un peu plat lorsqu'on lui enlève les grimaces et exclamations. Abordée, la délicate question des déchets est vite écartée. On reste un peu sur sa faim.

A la sortie, sur le parvis de l'Institut d'études politiques, le député PS rejoint les siens en s'exclamant "Oh, elle était pas si terrible que ça". Pendant ce temps là, au premier étage, la maire d'Aix pavane au milieu d'étudiants en admiration. En cultivant le particularisme aixois, l'opposition médiatique de Maryse Joissains à la métropole n'est pas sans lien avec sa stratégie pour 2014. Et Mennucci ? "Je ne pense pas aux municipales tous les jours mais à Marseille si…". 

Un beau lapsus pour finir : 

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Commentaires

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  1. pmo pmo

    Apparement ,ils s’adorent….

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  2. Anonyme Anonyme

    Pour avoir assisté a ce “débat”, je peux vous dire qu’on pas sorti de l’auberge! Une conversation de bar de quartier voila ce que l’on nous a proposé. Alors je veux bien comprendre que les politiciens veuillent preserver leurs avantages mais cela doit se meriter! Moi qui avait un avis plutot positif de Mr Mennucci, je dois admettre qu’il est incompétent et n’est bon qu’a gueuler. Déçu…

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  3. Anonyme Anonyme

    Bienvenue à la poissonnerie !

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  4. Romuald Romuald

    J’ai également assisté à ce débat , qui en définitive est une avancée pour la Métropole . Une avancée dans le sens ou Patrick Mennucci a su ,de par sa connaissance du sujet , argumenté sa volonté de mise en place de cette structure . Les exemples qu’il a mis en exergue , la volonté d’évolution de notre territoire et les besoins indispensables d’attractivité économique m’ont encore plus convaincu de cette mesure gouvernementale indispensable . En face Maryse Joissains n’a pu lutter que par ses frasques habituelles , et de sa part aucun argument valable si ce n’est une volonté personnelle d’exister sur le territoire d’Aix Marseille , mais ça ça fait bien longtemps qu’on est au courant . Il ne fait désormais aucun doute que la Métropole est la solution qui sauvera notre si beau territoire , et je tiens encore une fois à remercier le député Maire Patrick Mennucci qui défend ce projet depuis si longtemps .

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  5. lulu13 lulu13

    Je ne suis pas du tout d’accord sur le fond de l’article. De toute facon la caricature ne peut être que grande quand vous débattez avec la Maire d’Aix en Provence. Sur le fond je pense que la journaliste ne maîtrise pas les enjeux de la métropole c’est pour ca qu’elle s’est arrêtée qu’à des détails du débat.
    Sur le fond Patrick Mennucci est venu expliqué à Aix qu’ils n’avaient pas à craindre une main mise de Marseille sur la métropole, il a fait une démonstration très précise politiquement sur la répartition des sièges ( on était à l’Institut d’Etudes Politiques), il a expliqué la nécessité pour le territoire d’Aix d’avoir une métropole et l’exemple du Grand Lyon qui parvient à attirer des entreprises du monde entier grace à un service intégré de Marketing international était très intéressant, et enfin a expliqué l’importance d’intégré dans la métropole le Plan Local d’urbanisme, le Plan de Déplacement Urbain, l’environnement et que la fiscalité propre à la métropole n’absorberait pas la fiscalité municipale. Oui à la fin La Maire d’Aix en Provence était moins hostile à la métropole et c’est grâce à l’habileté de Patrick Mennucci dans son discours. La métropole est une question difficile et je pense qu’il faut s’y intéressé sur le fond… Vous nous avez habitué à plus de corps dans vos articles, même si je comprends qu’il est plus facile de caricaturer et de laisser notre territoire encore longtemps dans l’immobilisme

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  6. stoplanguedebois stoplanguedebois

    elle est marrante maryse joaissains! ça marche partout en Europe, les métropole. Mais ici ça ne peut pas marcher unquement parce que ça la priverait de pouvoir! mais qu’est ce que ça veut dire, il faudrait qu’elle revienne sur terre, des jeunes tentent de contruire leur avenir!, des milliers de gens essayent tous les jours de faire le trajet Aix Marseille, et elle l’a-t-elle pris un jour l’autoroute à huit heures du matin? elle constaterait son propre échec! pire dans les bouchons elle comprendrait qu’il ne faut surtout plus voter pour elle!

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