À Marseille, la gestion des Beaux-Arts et du conservatoire au cœur de plusieurs inspections
Depuis le début de l'été, Campus Art Méditerranée, l'établissement public à caractère culturel qui regroupe le conservatoire, l'école des Beaux-Arts et l'Institut de formation artistique Marseille Méditerranée, fait l'objet d'inspections de ses tutelles, à cause d'un déficit estimé à 1,5 million d'euros pour 2026. En parallèle, personnels et étudiants dénoncent des coupes budgétaires. Et une direction au niveau de vie somptuaire.
À Marseille, la gestion des Beaux-Arts et du conservatoire au cœur de plusieurs inspections
Rentrée chargée pour Raphaël Imbert, le directeur de l'Institut national supérieur d'enseignement artistique Marseille Méditerranée (Inseamm), désormais dénommé Campus Art Méditerranée. Le lundi 28 septembre à 19h, les étudiants de l'École supérieure des Beaux-Arts, une des trois structures regroupées de l'établissement public à caractère culturel (EPCC) — avec le conservatoire (musique, théâtre et danse) et l'Institut de formation artistique Marseille Méditerranée (Ifamm) — , ont voté l'occupation des bâtiments en restanques installés sur le campus de Luminy (9e arrondissement de Marseille), aux portes de calanques.
Cette "occupation non bloquante" a été décidée à la suite de la mise en place de nouveaux horaires d'ouverture de l'établissement cette rentrée. Ils ont notamment été réduits en soirée en semaine, de moitié le week-end et l'incertitude persiste pour les vacances scolaires. "Pouvoir accéder à l'école tôt le matin, en soirée, le week-end et les vacances, c'est important pour les nombreux élèvent qui travaillent pour vivre et pour qu'il y ait une vie sociale, comme organiser nos vernissages ou des présentations de notre travail", justifient Nina et Marie, deux étudiantes en master, élues au conseil d'administration qui représentent les étudiants.
"Soutenabilité du modèle économique"
Mais le saxophoniste de jazz à la tête de l'établissement doit aussi faire face à un feu nourri de ses principaux financeurs, la Ville de Marseille et l’État. Depuis le début de l'été, ces derniers, qui apportent respectivement 16,5 millions d'euros et 1,2 million d'euros, sur un budget annuel de 20 millions, ont lancé des inspections concernant sa gestion. Contactée, la direction régionale des affaires culturelles (Drac), confirme à Marsactu "une mission" qui a "pour objet d'apprécier les conditions de mise en œuvre du projet d'établissement voulant concilier les objectifs . . .
On y constate une baisse dans la qualité des tags et des petits fours. Et puis le saxophone ça casse les oreilles.
Se connecter pour écrire un commentaire.