À Carry, les derniers résidents à l’année du camping Lou Souleï campent sur leur position
Ils étaient des centaines, ils ne sont plus qu'une quarantaine. Les derniers habitants à l'année du camping Lou Souleï, à Carry-le-Rouet, sont priés de plier bagage d'ici au 31 décembre. Par choix ou par nécessité, ils résistent pour ne pas quitter ce mode de vie si particulier.
Louane et Charly, 19 et 18 ans, devant leur mobile home. (Photo : VA)
Un immense portail vert, surmonté de pics, fait face à la mer de novembre qui déroule ses vagues. De premier abord, le camping quatre étoiles Lou Souleï, à Carry-le-Rouet, parait fermé. Un code permet cependant d'ouvrir l'entrée qui cache dix-neuf hectares d'emplacements de mobile homes. À quelques jours de l'hiver, la plupart d'entre eux sont vides. Mais la présence de voitures garées devant certaines de ces petites maisons déplaçables témoigne d'un soupçon de vie.
"Avant 2020, nous étions 240 familles à vivre à l'année dans le camping. Aujourd'hui, nous ne sommes plus qu'une vingtaine", lance Sandrine Merella, clope au bec, entourée d'une petite dizaine de ses voisins, rassemblés sous l'auvent de sa terrasse. Les cafés circulent et la proximité entre les uns et les autres réchauffe les âmes. Depuis quelques jours, le mistral et un courrier sont venus refroidir l'ambiance. Posé sur la table autour de laquelle la sucrière passe de main en main, on y lit : "À compter du 31 décembre 2025 à 00h00, le camping fermera ses portes, ne sera plus accessible, et aucune occupation ni visite ne sera permise sur les lieux." Le texte, signé par le président d'Homair Vacances, le groupe propriétaire du camping, est écrit en gras, souligné, encadré.
"Maintenant, c'est business, business, business !"
"Le 31 décembre à minuit, on va se retrouver dans le froid sur la plage en face", glisse Corinne Sainte-Beuve, la mine dépitée. En vingt-cinq ans de vie à Lou Souleï, c'est la première fois que cette quadragénaire voit le camping fermer ses portes. Pire, le courrier susmentionné est accompagné d'un second. Rédigé sur le même ton, il précise : "Nous vous mettons en demeure de libérer votre emplacement au plus tard le 31 décembre 2025, et de le restituer entièrement libre de tout hébergement, installation ou effet personnel."
"J'ai refait tout mon mobile home il y a peu, j'ai investi une somme importante, et là, ils me disent que je ne suis toujours pas aux normes", explique Sandrine, en écrasant sa cigarette. La lettre, que personne . . .
S’ils croient que le RN va sauver leurs piaules…il y a de quoi désespérer…
Se connecter pour écrire un commentaire.
Encore du logement social « de fait » dans une commune carencée. Le maire se défausse un peu vite de ses responsabilités, non ?
Se connecter pour écrire un commentaire.
“Nous, la seule chose que l’on demande, c’est de pouvoir rester là douze mois sur douze”,
Cette phrase résume à elle seule tout l’article: il manque la deuxième partie:
« en faisant fi de toutes les contraintes, de toutes les obligations, de toutes les réglementations. »
E n somme, faire ce que je veux, rien que ce que je veux, tout ce que je veux: ça n’existe que dans un monde de bisounours.
Se connecter pour écrire un commentaire.
Si, si, ça existe : dans le monde des grands groupes capitalistes.
Ces gens ne dérangent personne, sinon le groupe qui a acheté le terrain et qui veut faire des profits.
En faisant fi de la vie des habitants.
Se connecter pour écrire un commentaire.
Le logement est un vrai problème dans notre pays, avec des prix totalement déconnectées des revenus. Dire à ces gens de déguerpir est une chose, mais il manque la deuxième partie : pour aller où, dans une commune carencée en logements sociaux ?
Se connecter pour écrire un commentaire.
Cher M.Laville, je sens une pointe de fiel dans votre rajout: en faisant fi…… (pourquoi d’ailleurs entre guillemets puisque ce sont vos propres mots?) Serait-ce parce que vous auriez un peu regret d’une vie moins cadrée dont vous auriez rêvé dans votre jeunesse folle?
Se connecter pour écrire un commentaire.
C est un poil plus complexe: il manque une mise aux normes, mais ça ne résout pas la fermeture hivernale. La clé étant la rentabilité, la mairie pourrait louer une part du parc pour en faire du logement social… Mais ce n’est pas légal, cher , … et pas la volonté des décideurs….
Se connecter pour écrire un commentaire.