Autour du lieu des effondrements, la rue d’Aubagne entre dans le temps de la réparation
Outre le lieu mémoire qui doit sortir de terre, la société publique locale d'aménagement (Spla-in) va lancer dès cette année les chantiers des immeubles voisins pour y accueillir du logement social, avec quelques démolitions en perspective.
Du 61 au 83, un grand pan de la rue va entrer en travaux en 2025. (Photo : B.G.)
Comme l'humanité, la ville met parfois du temps à cicatriser. Le haut de la rue d'Aubagne est un exemple de ce temps long. Avant l'été doivent commencer les travaux du lieu de mémoire et d'hommage, du lieu vivant, qui doit prendre place à l'endroit des immeubles disparus. Après le procès dont l'issue est attendue pour juillet, les familles trouveront là une nouvelle étape de possible réparation.
Dans l'espace laissé par la disparition des immeubles, ce que l'on appelle communément la dent creuse, la Spla-in, la société publique d'aménagement d'intérêt national, accompagne la réalisation d'un lieu ressource en lien avec les familles des huit disparus et les autorités municipales qui ont accompagné la concertation en 2022. Déjà, il était question de "réparer Noailles".
Mais c'est toute la rive gauche, le côté impair de la rue, qui entre dans une étape de mue profonde. On se souvient en 2018 de l'imposition d'un vaste périmètre de sécurité, puis la prise d'arrêtés de péril en cascade, poussant dehors les habitants de la rue d'Aubagne et de la rue Jean-Roque.
L'expertise des immeubles a débouché en 2021 sur un projet global de rénovation, appuyé sur . . .
Merci pour ce point détaillé : on ne voit pas ça partout.
Se connecter pour écrire un commentaire.
Cette rénovation est d’autant plus délicate et doit être menée globalement qu’il semble qu’une partie de ces constructions ne soient érigées entre deux maisons que sur des poutres s’appuyant sur les murs porteurs de ses voisines et n’en ayant elle-même aucun.
Se connecter pour écrire un commentaire.