À la fin du procès du drame de la rue d’Aubagne, des silences et des fantômes

Décryptage
le 19 Déc 2024
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Le procès des effondrements, achevé ce mercredi, livrera son jugement le 7 juillet prochain. Une vérité judiciaire sur laquelle planera, quoi qu'il advienne, l'ombre de plusieurs questions restées sans réponse.

Le tribunal de la caserne du Muy à Marseille. (Photo : CMB)
Le tribunal de la caserne du Muy à Marseille. (Photo : CMB)

Le tribunal de la caserne du Muy à Marseille. (Photo : CMB)

La cour de la caserne du Muy est baignée de ce soleil de décembre qui, à Marseille, peut donner l’illusion d’un été austral, un avant-goût du délibéré attendu le 7 juillet. Il y a quelques minutes, le président Pascal Gand a prononcé la fin du procès de la rue d’Aubagne, après six semaines d’audience. Comme il est d’usage, les prévenus ont eu les derniers mots. Et soudain, dans cette cour, après tant de temps passé ensemble, chacun se salue, s’embrasse parfois, en dépit du côté de la barre ou de la salle où on se situe. Dernier prévenu défendu dans l’ordre des plaidoiries, Julien Ruas prend le temps de s’entretenir avec les parents de Simona Carpignano, qui a perdu la vie le 5 novembre 2018. Avant cela, il a échangé avec Liliana Lalonde, mère de Julien, lui aussi décédé lors des effondrements.

Des membres du collectif du 5 novembre parlent avec des avocats de la défense. Les frontières semblent s’estomper, un temps au moins, au sein de cette “communauté des vivants” — pour reprendre les mots du président du tribunal, Pascal Gand, à qui revient l’exigence de faire l’effort de vérité, dans la recherche des responsabilités du drame de la rue d’Aubagne. De toutes parts, chacun salue le travail précis, systématique et juste de la justice dans la conduite des débats. Mais ce procès historique a été traversé de quelques fantômes, des oubliés ou des oublieux, dont l’absence ou les pertes de mémoire ont entaché d’ombres cette quête de vérité.

Le maire omnipotent, Jean-Claude Gaudin

Au premier rang de ces absents, il y a bien sûr Jean-Claude Gaudin. On sait, depuis la mise en examen de Julien Ruas, que la responsabilité du maire de Marseille d’alors ne serait pas recherchée par la justice. Jean-Claude Gaudin lui-même l’avait souligné en audition, face au juge d’instruction, Mathieu Grand : “Il faisait toute confiance à ses adjoints, à qui il avait donné délégation.” Par ce jeu de délégations, la responsabilité du service de prévention et de gestion des risques dépendait entièrement et uniquement de son jeune adjoint, entré en politique en 2014.

Le vieux maire s’en est allé dans son sommeil, le 20 mai dernier à Saint-Zacharie. Il n’a donc pas été témoin à ce procès où, à coup sûr, le procureur, les parties civiles ou la défense l’auraient convoqué à la barre. Ils n’étaient pas nombreux, les élus de l’ancienne majorité, venus en soutien de leur collègue, toujours conseiller municipal d’opposition. Pas un n’est venu. La seule présente, Arlette Fructus, était convoquée comme témoin. Elle s’est déplacée plusieurs jours, a expliqué à quel point elle était seule à défendre la cause de l’habitat indigne face à une gouvernance municipale très étrangère à cette problématique, dénuée de gain politique pour son camp.

Elle a dû entendre deux des plus proches de l’ancien maire, le directeur de cabinet Claude Bertrand et le directeur général des services adjoint Jean-Pierre Chanal, convoqués par la défense de Julien Ruas. Au fond de la salle, le menton dans la poitrine, elle secouait la tête, le visage fermé. Les deux hommes ont comparu à la nuit tombée, à la fin d’une journée d’audience bien remplie. Les deux retraités devaient passer le lendemain, mais un empêchement inexpliqué les a placés là.

Les deux hommes, qui en savent tant sur la conduite de la Ville durant un quart de siècle, en disent peu. Claude Bertrand de sa voix sourde va hérisser le public en glissant : “l’élu, il ne faut pas qu’il ait trop de compétences, sinon il va se prendre pour un chef de service.” Leur discours est balisé par la défense qui les a convoqués, pas plus, pas moins. L’un et l’autre promettent de revenir. Ils sont à la disposition de la justice. On ne les reverra pas du procès.

L’expert énigmatique, Reynald Filipputti

Son nom a traversé toute l’instruction, sans qu’il soit jamais inquiété directement. Reynald Filipputti a été sans conteste le plus fin connaisseur des immeubles effondrés. Il les a visités à de nombreuses reprises entre 2014, année où il est mandaté par le tribunal judiciaire dans le cadre d’un litige entre les 65 et 67 rue d’Aubagne, et octobre 2018. Le 25 octobre 2018 précisément, date de sa dernière visite dans les caves des immeubles, une semaine avant les effondrements.

Comment Reynald Filipputti a-t-il pu documenter la lente et inéluctable dégradation des immeubles sans jamais lancer d’alerte digne de ce nom ? L’expert a bien prévenu les services de la Ville sur le danger encouru par les locataires du 65. Deux fois. En 2014 et 2017. Par courrier. Il n’obtient pas de réponse. Et malgré le danger qu’il a identifié, il continue à se rendre sur place, déterminé à achever la mission que lui a confiée la justice : trouver d’où provient l’eau qui s’infiltre dans la cave du 67 rue d’Aubagne. Pendant ce temps, les structures s’affaissent et les murs se fissurent.

Reynald Filipputti a été entendu comme témoin assisté au cours de l’instruction. Ce statut intermédiaire concerne les suspects contre lesquels les charges sont insuffisantes pour procéder à une mise en examen. Il n’a donc pas été inquiété. Le parallèle entre sa posture, celle de l’expert au long cours, et celle de Richard Carta, l’expert de l’urgence, est revenu régulièrement dans les débats. Le second a eu vingt-quatre heures pour rendre ses conclusions lors du péril déclaré en 2018. Il est renvoyé pour homicides involontaires. Le premier n’a jamais été poursuivi. Il n’a pas assisté aux débats, contraint au repos après une opération cardiaque.

Voilà comment, au fil des semaines, Reynald Filipputti est devenu dans tous les esprits le deuxième “grand absent”. À défaut, il restera des questions. La plus douloureuse de toutes : l’absence d’alerte, le 25 octobre 2018, lorsqu’il découvre que le mur séparatif entre les 63 et 65 ne tient plus. L’alerte de la dernière chance.

Le propriétaire sans locataire, Serge Fartoukh

Les juges d’instruction avaient décidé de ne pas renvoyer les propriétaires devant la justice. Un choix qui a fait gagner du temps à l’enquête, mais qui aurait privé le procès d’une confrontation cruciale : celle des premiers maillons de la chaîne. Des responsables de “premier niveau”, a reconnu le ministère public lors des réquisitions de la semaine dernière. Si, au final, quatre propriétaires se sont retrouvés sur le banc des prévenus, c’est uniquement parce qu’ils ont été cités à comparaître par les victimes, les parties civiles.

Le procureur de Marseille en personne, Nicolas Bessone, a remercié les avocats des familles pour cette initiative et reconnu un manqué de l’institution judiciaire. Cela n’empêche qu’en faisant reposer les poursuites des propriétaires sur les épaules des parties civiles, il manque inévitablement quelques noms à l’appel. L’un d’eux, entendu comme témoin au dernier jour des débats, a révélé cette faille. Il s’agit de Serge Fartoukh, propriétaire de la cave et du rez-du-chaussée du 65 rue d’Aubagne. Propriétaire sans locataire, mais propriétaire responsable des murs les plus gravement dégradés de l’immeuble, rongés par les dégâts des eaux, les fuites de canalisations, et fissurés sous le poids des étages.

Entre 1995 et 2018, Serge Fartoukh n’a jamais voté de travaux structurels. Il n’a jamais engagé d’autres réparations que celles réalisées par un plombier, client de son cabinet de chirurgien-dentiste. Décrit comme “difficilement joignable” par le syndic Liautard, Serge Fartoukh n’était jamais sur place, tout en gardant les seuls jeux de clés menant à la cave. Très défensif à la barre, l’homme s’est contredit plusieurs fois. Feignant par exemple d’ignorer l’existence d’une note très alarmiste produite par des ingénieurs en 2017… Alors que, dans le même temps, il mandatait une avocate pour s’opposer aux travaux préconisés par ces mêmes ingénieurs. Des travaux d’urgence, incontournables pour “la sécurité des personnes”.

Les manquements de l’ingénieur Maurice Benigni

Et au bout de la chaîne de responsabilités, ces techniciens, dont ne sait plus quelles étaient vraiment leurs compétences. Eux-mêmes le savaient-ils ? Ainsi, au service de prévention des risques urbains de la Ville, Maurice Benigni est chargé de la sécurité des immeubles du 1ᵉʳ arrondissement. À la barre, il dit tout et son contraire. A-t-il visité le 65 rue d’Aubagne ? Oui, ou peut-être que c’était le 63. Il ne sait plus. Sur quoi se basait son intervention ? Un coup de fils de sa hiérarchie, rien de plus. “Je n’ai jamais vu les rapports d’experts”, assure-t-il, rapports qui sont pourtant annotés de ses initiales. L’homme au fort accent marseillais débite, rigole parfois, mais ne dit rien de précis. Sa méthode pour évaluer la dangerosité des logements qu’il visite réside en un seul mot : “l’expérience”. Autrement dit, le flair, le doigt mouillé.

“Mais, il est ingénieur, cet homme ?”, s’interroge-t-on dans le public de la salle des procès hors norme, ébahi. On pourrait reprocher à Maurice Benigni quantité de griefs, mais c’est bien en tant que témoin qu’il s’est présenté devant la justice. Comme passé entre les mailles du filet. Pourtant, le tribunal aura des mots forts pour ces techniciens de la Ville et les “loupés” reconnus à la barre. “Des incompétences professionnelles incompréhensibles”, conclura le procureur Michel Sastre. De quoi laisser un goût d’inachevé jusqu’à la présidence du tribunal. On retiendra les mots que Pascal Gand a adressés à Serge Fartoukh : “Sachez que vous auriez pu avoir un autre statut. À savoir, un statut de prévenu. Et vous n’êtes pas le seul.”

Violette Artaud, Benoit Gilles et Clara Martot Bacry

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Commentaires

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  1. RML RML

    Carrément scandaleux, ces loupés!

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  2. marie pons marie pons

    Bravo pour cette série de reportages sur le procès de la rue d’Aubagne, vous devriez avoir le prix Albert Londres pour la justesse et le sérieux avec lequel vous nous avez tenus au courant du déroulement des audiences…

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  3. diasdominique diasdominique

    “Des incompétences professionnelles incompréhensibles”, conclue le procureur Michel Sastre au sujet des services municipaux.
    C’est un peu court d’en rester là, non?

    Claude Bertrand lui même apporte la réponse au sujet de l’élu qu’il veut volontairement avec “pas trop de compétences,”.
    Le procès a révélé celà : cette administration municipale utilise et joue de l’incompétence.

    Face à la crise des périls et des milliers de délogés qui a brisé tant d’autres vies après le drame du 5 novembre 2018, l’adjoint et l’administration vont pourtant se résoudre à la restaurer la compétence : recruter et créer la DPGR en 2019, faire réparer les immeubles, lancer les travaux d’office et dénoncer les propriétaires récalcitrants et marchands de sommeil par dizaines à la justice.

    Qui voudrait comprendre ce problème des “incompétences professionnelles incompréhensibles” de la ville de Marseille devrait se pencher sur cette histoire de la DPGR, et devrait se pencher sur le service de l’audit interne de la Ville son IGS Inspection générale des services que le témoin chef des périls a mis en cause sur le manque d’effectifs.

    Qu’a fait l’IGS avant le drame avec ce service et pendant la crise des périls?
    C’est son boulot à l’audit interne de travailler sur la compétence. A moins que ce soit justement plutôt à Marseille sur l’incompétence…

    On ne sait toujours pas pourquoi l’administration municipale a décapité la DPGR. Et si c’était tout simplement pour en limiter la compétence ?

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  4. micou micou

    R. FILIPPUTTI a été désigné comme expert à la demande de M BERTHOZ dans une affaire contre le syndicat des copropriétaires du 65.
    Il a donc dû être désigné par le juge des référés du TGI.
    et non pas dans une expertise administrative comme vous l’indiquez.
    au delà de ce point, mille mercis pour vos reportages factuels tout au long de ce procès

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    • Benoît Gilles Benoît Gilles

      Bonjour, nous avons corrigé ce point. Effectivement, la saisine n’est pas la même. Merci pour votre vigilance.

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    • micou micou

      vous ne l’avez pas encore corrigé dans votre excellent résumé

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  5. Richard Mouren Richard Mouren

    Je crains que ce procès reste dans les mémoires comme un procès raté. Les premiers responsables de ce drame sont avant tout les propriétaires qu’ils soient de bonne foi (?) ou de roués “capitalistes” qui cherchent le profit maximum. Heureusement que les parties civiles les ont fait citer directement sans quoi ils n’auraient pas été inquiétés par l’instruction. Monsieur Ruas est malheureusement l’archétype du politique à qui on donne en récompense une position de responsabilité dans l’organigramme municipal sans qu’on lui demande d’assumer effectivement cette responsabilité . Monsieur Ruas semble ne pas avoir pris conscience de la signification de sa délégation “en charge de la prévention et de la gestion des risques urbains”. Sont passés à travers les gouttes les autres responsables municipaux dont la seule politique était d’étouffer les problèmes en les niant. Dommage.

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    • MarsKaa MarsKaa

      Très bon résumé, hélas.

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    • Jeanne 13 Jeanne 13

      Exactement qu en est il du responsable du service de l époque ? Jamais cité ni inquiété ? Il y a effectivement des absents un peu facile de faire porter le poid de toutes les incompétences politiques et administratives sur le seul dos de julien Ruas car aujourd’hui encore les élus ne sont pas des experts dans la thématique de leurs dêlégations . Les cadres fonctionnaires sont aussi là pour conseiller techniquement les élus …ils serviraient à quoi sinon ?

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  6. L: Dk L: Dk

    Les français voulaient une procédure modèle, c’est au final le procès de la médiocrité érigée en modèle social qui s’est ouvert.
    Rappelez vous vos heures scolaires : les médiocres s’organisent en bandes solidaires dans leurs errements.
    Comment comprendre que l’instruction puis les réquisitions aient été aussi lacunaires en ce qui concerne les présents sur le banc des prévenus?
    Très vite, les médiocres se sont organisés pour se mettre à l’abri.
    Sans le travail des parties civiles, parmi tous les médiocres qui ont laissé pourrir ces immeubles pendant des décennies, aucun n’auraient été inquiétés.
    Les débats ont finalement un peu dévoilé la vraie nature de cette affaire, elle se trouve à l’extérieur d’un entre-soi qui voulait jeter 4 personnes dont 2 physiques en pâture à l’opinion publique.
    Mais de quel entre-soi s’agit-il ? Quel réseau de médiocrité est-il capable à ce point d’entraver le travail de la justice ?
    Heureusement, le président et les juges ont permis et organisé des débats éclairants, exigeant sans concession précisions et clarté et sortant ce dossier judiciaire de l’ornière parodique dans laquelle certains auraient voulu qu’il s’engage.

    Marseille souhaitait-elle une fois de plus organiser sa propre caricature ? Avec l’aide d’experts parisiens ?

    Ayant assisté à certaines plaidoiries, dont celle “des fantômes” de Me Charbonneau, je n’aurai jamais cru possible pour un ministère public (les procureurs Sastre et Bessone) de se faire autant disqualifier et malmener, voire de susciter autant de leçons… de droit.

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  7. penchi penchi

    Il y en qui s’en sortent trop bien décidément, sans aucune conséquence, aucune responsabilité à assumer, à évaluer, à confronter. Et pas seulement parce qu’ils sont malins mais parce qu’ils n’ont pas été inquiétés tout simplement. Du point de vue d’un.e citoyen.ne de base, ça reste incompréhensible et injuste. La justice a peut être bien travaillé mais pas encore tout à fait assez bien … ?!

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  8. diasdominique diasdominique

    Il constate “des incompétences professionnelles incompréhensibles”. Et le procureur se dit ” zut alors, c’est incompréhensible”.
    Mais comment en rester là dans un procès pénal ?
    Il y a bien eu 8 morts rue d’Aubagne ou j’ai rêvé?

    Et de quoi parles-t-on ? D’un cas isolé?

    Non “l’incompétence professionnelle incompréhensible” que constate ce procureur a examiné de la sorte des CENTAINES d’immeubles fragiles !

    Alors forcément ça donne le vertige. Mais il faut avoir le courage de regarder la réalité en face :
    Entre l’incompétence ‘incompréhensible” des agents de la ville et celle des experts du tribunal, il n’y en a pas eu une pour rattraper l’autre.

    Des cas dans lesquels ce couple dysfonctionnel agent-expert a fait réintégrer des immeubles dangereux en voie d’effondrement, il y en a d’autres à Marseille.

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    • L: Dk L: Dk

      Oui il y a d’autres immeubles pourris à Marseille, mais les experts bâtimentaires et la Ville ont compris la leçon : ces immeubles sont en péril, évacués ou démolis. Ceux qui sont en péril ou évacués sont sous injonction de travaux, et…?? Dans beaucoup de cas, plus rien ne se passe (comme pour le 67), car ce sont toujours les mêmes petits esprits qui ne voient que les loyers à percevoir, mais sans se donner des devoirs vis à vis de leurs locataires ni de leurs voisins, ni de leurs immeubles. Heureusement, il y a des subventions pour venir en aide (mais quand?) à ces pauvres bailleurs sans sous qui demandent des fortunes à leur locataires. Mais en attendant le problème persiste : ce sont les mitoyens et avoisinants qui subissent les vrais risques : si l’immeuble d’à coté de chez vous est vide, comment savoir ce qui s’y passe ? Quand vous circulez dans Marseille sous la pluie, qui vous dit de lever les yeux et de passer vite devant certains immeubles. C’est pareil pour Aix, certaines boutiques cossues sont au RdC d’immeubles vides et abandonnés aux pigeons et aux rats (bon shopping! bonne coiffure! bonne dégustation! etc…). Si vous voulez pointez des fautes bâtimentaires, commencez par “suivre l’argent” ou plutôt la rétention de l’argent qui devrait servir les mesures courantes d’entretien de n’importe quel bien. Une fois que cent experts ont expliqué ce qui doit être fait, si rien n’est fait ça change quoi au danger d’occuper ?

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    • diasdominique diasdominique

      Oui parfaitement d’accord avec vous L:Dk.
      Mais les choses ont évolué il faut distinguer 2 périodes :

      Ce que vous décrivez correspond à la période de 18 mois à la suite du drame et jusqu’au courrier des architectes des périls en avril 2020 (publié par feu Le Ravi). Dans cette période chaotique effectivement la règle c’était de faire tout reposer sur les experts du TA.

      Mais à partir de mi 2020 ces agents municipaux sont accompagnés, formés et il vont assumer de visiter les immeubles, faire des diagnostics, des mises en sécurité lorsque nécessaire mais tout autant des périls ordinaires avec prescriptions des réparations structurelles.

      C’est assez bien expliqué dans Blast par Xavier Monnier à la fin de l’article Marseille: enquête sur une ville toujours aussi indigne
      https://www.blast-info.fr/articles/2021/logement-marseille-enquete-sur-une-ville-toujours-aussi-indigne-b24fdlUlRtqeZfrVsmCKhw

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