Prison ferme requise au procès de l’ex-maire de Trets, jugé pour favoritisme à répétition
L'ancien maire de Trets, Jean-Claude Feraud, a comparu devant le tribunal correctionnel d'Aix-en-Provence pour des faits de favoritisme dont le procureur a dénoncé le caractère systémique. Le parquet a requis contre lui jusqu'à trois ans de prison ferme.
Jean-Claude Feraud (à gauche) et son avocat au tribunal d'Aix. (Photo : SH)
Les réquisitions sont lourdes. Ce 28 novembre, le troisième et dernier jour du procès pour favoritisme de Jean-Claude Feraud, ancien maire de Trets, débute par les peines réclamées par le procureur de la République d'Aix-en-Provence, Emmanuel Merlin. Trois ans de prison, dont une partie avec sursis laissée à l’appréciation du tribunal, ainsi que 40 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire. L’ancien maire comparaît devant le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence depuis ce mardi 26 novembre pour favoritisme dans des marchés publics, recel de favoritisme et détournement de fonds publics. Le dossier, composé notamment d’enregistrements clandestins d’un ancien agent de la mairie, de perquisitions et d’écoutes téléphoniques, retient 17 cas de favoritisme.
Dans son réquisitoire de près de deux heures, le procureur insiste sur l’ampleur et le caractère systémique de l’affaire. Il aborde même un enregistrement accablant, non diffusé durant des débats. Lors d’une réunion avec une entreprise candidate à un marché public, Jean-Claude Feraud et sa directrice générale des services (DGS) reconnaissent tour . . .
« Ce dossier est un vaste montage. Nous sommes dans une machination par un dénonciateur plein de rancœur.”
« Je ne suis pas un voyou. Je suis sali par un voyou ! »
Où l’on comprend bien que le trumpisme est entré (malheureusement) dans les mœurs.
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