Dans le département, Aubagne repasse à gauche, Bernardini chute à Istres et le RN s’implante

Actualité
le 22 Mar 2026
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La chute de François Bernardini à Istres et celle de Gérard Gazay à Aubagne sont les deux principaux évènements dans le département. Le RN réussit à confirmer son ancrage à Rognac et Tarascon. Ces évolutions devraient changer la couleur politique de la métropole Aix-Marseille-Provence.

Le nouveau maire d'Istres, Robin Prétot (LR), fête sa victoire avec ses soutiens. (Photo : Meriem Bioud)
Le nouveau maire d'Istres, Robin Prétot (LR), fête sa victoire avec ses soutiens. (Photo : Meriem Bioud)

Le nouveau maire d'Istres, Robin Prétot (LR), fête sa victoire avec ses soutiens. (Photo : Meriem Bioud)

Le paysage politique des Bouches-du-Rhône offre un tableau contrasté au soir du deuxième tour de ces élections municipales. Les deux évènements forts de la soirée sont la chute de François Bernardini à Istres et celle de Gérard Gazay à Aubagne. L'élu Les Républicains avait réussi à bouter les communistes hors de ce bastion historique. Il n'a tenu que deux mandats et perd face à une coalition de gauche qui a fusionné avec la liste du centre, constituée autour de Jean-Pierre Squillari, un dissident de sa majorité. Cette victoire de la coalition de gauche conforte la position du camp progressiste au sein de l'assemblée intercommunale. En revanche, Gardanne, que Jean-Marc La Piana espérait reprendre à Hervé Granier (divers droite) après un mandat, n'est pas parvenu à enclencher une dynamique entre les deux tours.

À l'ouest de l'étang de Berre, c'est la chute du baron indéboulonnable d'Istres qui focalise l'attention. Poursuivi dans le cadre d'une affaire judiciaire pour de multiples atteintes à la probité, Fran . . .

Benoît Gilles
Journaliste

Commentaires

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14 commentaires


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  1. MarsKaa

    Peut-on dire que le RN a échoué ? Il ne garde que ses bastions finalement, il ne prends pas certaines villes qu’il visait, il ne « s’étend » pas.

    L’équipe Vassal chassée de la métropole ça c’est une très bonne nouvelle ! S’il pouvait y avoir une équipe qui mène une véritable politique d’aménagement du territoire pensée à l’échelle métropolitaine, et sans magouilles, ce serait enfin un espoir pour vivre mieux ici.

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    • julijo

      + 1
      De même
      On croise les doigts pour la suite

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    • Tasogare

      Rien n’est encore dit, les nouveaux conseillers métropolitains doivent encore élire leur président & c’est sans compter tous les maires que Vassal a arrosés avec l’argent de ses institutions, qui restent bien représentés dans le nouvel hémicycle métropolitain.

      Attendons de voir si les vassaux de Vassal n’ont pas un plan pour garder la présidence de la Métropole…

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    • Thauvinus

      +1, mais en effet comme dit Tasogare, j’ai aussi l’impression que chaque maire pensera avant tout à son clocher voire à faire la peau à Marseille, j’espère me tromper

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  2. julijo

    alors oui, la chute de bernardini à istres, a un côté satisfaisant, mais remplacé par un maire divers droite (annoncé sans étiquette, soutenu par LR.)
    n’est pas si réjouissant !

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    • Thauvinus

      Oui, pour le rapport de force gauche-droite c’est dommage

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    • Forza

      Vous n’avez pas dû bien suivre les hauts faits de ce triste sire depuis de trop longues années. Tout sauf le RN était préférable. Et honte au PCF de l’avoir encore et toujours soutenu. Bernardini ce n’est pas la gauche.

      https://marsactu.fr/page/3/?s=Bernardini+

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    • Thauvinus

      Pour le rapport gauche-droite, je n’avais pas tout suivi mais là je déplore surtout qu’il n’y ait pas eu un vrai candidat de gauche capable d’être en mesure d’au moins se placer pour gagner, même si je soupconne par ailleurs que l’héritage ou l’ombre de Bernardini et son système devaient trop peser pour permettre cette émergence, au point qu’en effet même le PCF le soutienne…

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  3. Electeur du 8e ©

    Le Conseil de la métropole sera éclaté façon Assemblée nationale, sans majorité évidente. Au moins, cela devrait nous éviter une répétition du scénario qui s’est joué de 2020 à aujourd’hui, avec une Martine Vassal qui s’est employée à contrer la mairie de Marseille et à se venger des Marseillais•es.

    Mais il faudra trouver des compromis entre tendances politiques antagonistes, et ce n’est pas le fort de la culture politique française, très binaire.

    J’espère en tout cas que ces compromis exclurons le RN (oui, c’est bien à la droite que je parle).

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  4. kukulkan

    Métropole AMP :
    La gauche obtiendrait 93 sièges sur les 238 sièges,
    Calcul des élus de gauche :
    Marseille 67 + Aubagne 3 + Vitrolles 3 + Martigues 4
    Elus au sein des oppositions municipales : Aix : 3 et Istres : 1
    Miramas : 2
    Septèmes, Le Rove, Ensuès, Berre, Velaux, Le Puy Ste Réparade, Port de Bouc, Gréasque, Saint Zacharie : 1 chacun soit 10 élus

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    • Thauvinus

      Quelle dommage que cette prime à 25% pour la ville-centre dans la loi PLM réformée au lieu de 50%, à rebours de ce qu’il faudrait pour les grosses intercos à mon sens

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  5. Marc13016

    Sophie est donc « prête à travailler avec tous les maires » ?! Donc à se faire élire présidente de la « Monstropole » ?! Elle doit être contente d’entendre ça, sa pôvre mère …
    Cela dit, c’est peut être le rêve de Maryse que Sophie va réaliser. Elle présidente, il n’y aurait plus de clivage droite / gauche : elle établirait le clivage terre / mer ! Ces gueux de la côte ne viendront plus engloutir la ressource fiscale des bourgeois de la terre, j’vous l’garantie, moi, M’sieur Dames …

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