320 millions en 15 ans pour espérer en finir avec l’habitat indigne
Près d'un an après le rapport Nicol qui pointait l'inefficacité de la lutte contre le logement indigne à Marseille, les différents acteurs institutionnels se sont réunis ont établi un plan d'action sur 15 ans qui nécessitera près de 300 millions d'euros de financement. Dans le viseur, les grandes copropriétés dégradées.
Maison Blanche (14e), l'une des grandes copropriétés dégradées
Au printemps dernier, l'inspecteur général Christian Nicol rendait un rapport particulièrement sévère sur le logement indigne à Marseille, destiné à la ministre du logement d'alors. Le corrosif document pointait le résultat insatisfaisant des politiques publiques qui visent à le résorber depuis bon nombre d'années. Et ce, quelle que soit l'autorité (Ville, État, agence régionale de santé, parquet...) qui en ait la charge. Le constat avait provoqué un certain courroux municipal mais depuis les principales institutions se sont retrouvées autour d'une table pour mettre sur pied une politique plus efficace, notamment en direction de l'habitat indigne dans le parc privé.
"Le rapport Nicol est ce qu'il est, mais il a le mérite d'avoir poussé les acteurs à mutualiser leurs compétences pour établir un plan d'action", concède Arlette Fructus, adjointe au logement (UDI) pour la mairie de Marseille. Un premier comité de pilotage a eu lieu le 16 février dernier sur le thème de l'habitat indigne et des copropriétés dégradées. Les acteurs (Ville, État et collectivités...) et financeurs (caisse d'allocations familiales, Caisse des dépôts...) publics se sont donnés trois axes pour agir.
Le premier concerne les petites copropriétés, souvent isolées et disséminées dans le centre-ville, à la Belle-de-Mai (3e . . .
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