À l’heure des municipales, enquête sur les inégalités d’accès à la nature à Marseille
Marseille est souvent mise en avant pour ses atouts naturels, mais tout le monde y a-t-il accès de la même façon ? Que l'on vive au nord ou au sud, dans un quartier populaire ou aisé, les routes qui mènent à la verdure ou à la mer sont assurément plus ou moins longues.
Coucher de soleil flamboyant à l'escale Borély. (Photo : Emilio Guzman)
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Méthodologie : pour obtenir les infographies ici présentées, nous avons choisi dix points géographiquement répartis sur la commune de Marseille. Depuis ces points, nous avons, via Google Maps et le site de la RTM, recueilli les temps qu'il fallait, en transports en commun et en voiture, pour se rendre dans trois types d'espaces naturels, à savoir la plage, le parc de plus d'un hectare et le massif les plus proches.
Pour le temps en voiture, nous avons ajouté 15 minutes à chaque fois, pour prendre en compte le temps de se garer et de se rendre à pied à notre destination. Les temps de transport en commun ont eux été calculés en période de vacances et en fin de matinée.
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Concernant l’encart “L’accès à la nature dans les propositions des candidats”, j’aimerais vraiment que notre Gabian fasse définitivement un sort à cette fausse information qui prétend que nombre d’arbres plantés par la municipalité n’en sont pas. La première germination d’une graine, si elle est issue d’un arbre, est déjà un arbre. Par nos temps de canicule, planter des arbres déjà imposants est une aberration écologique, car le taux de survie grâce à un bon enracinement est moins bon que pour des sujets plus jeunes. On plante pour les générations futures, le temps de la nature n’est pas celui des politiciens.
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A l’inverse, j’aimerai bien que le Gabian se penche réellement sur la destruction de 10 hectares de nature, orchestrée par la Métropole pour le Boulevard Urbain Sud dans le secteur du 8, 9 et 10e arrondissement. Rien. Pas un mot. Pas un article. Pas d’enquête. Jamais. Alors que ça fait 10 ans qu’on se bat contre, qu’il y a une procédure judiciaire en cours et que le tracé a été modifié au Roy d’Espagne en Boulevard Urbain Vert sans aucune enquête. Rien. Nada. 😤
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@LN rien, si ce n’est des dizaines d’articles, dont on peut retrouver certains ici https://marsactu.fr/tag/boulevardurbainsud/
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Benoit Payan défend bec et ongles la bétonisation de l’Anse du Pharo, exemple criant du manque d’accès au littoral marseillais (pregnant dans le Nord mais aussi au centre-ville)
https://www.mesopinions.com/petition/social/creation-nouvelle-plage-centre-ville-a/118972
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Vous avez raison. Expulsons les dernières industries artisanales du centre ville pour ajouter une plage de plus histoire de balnéariser et gentrifier un peu plus le centre ville.
Je suppose que vous préconisez de délocaliser ces ateliers de réparation au nord de la ville du coup ?
Il faut vraiment être complétement hors sol pour prétendre qu’il y a un manque d’accès au littoral marseillais dans le centre ville, quand on compare avec le nord de la ville.
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Une plage au Pharo c’est faisable en effet.
Enfin, si vous trouvez les 80 M€ nécessaires pour dépolluer les sols et les fonds marins évidemment. Et que vous interdisez toute circulation de navires à moins de 300m de celle-ci, c’est à dire en fermant le Vieux-Port.
Balancer des idées populistes c’est facile. Mais répondre aux faits, à la réalité et à la règlementation, c’est sûr c’est moins simple.
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@Ostaletxe: c’est la position qui avait été défendue par la maire des 1/7 au moment de la concertation publique fin 2021. A l’époque cela m’avait paru raisonnable: tous les espaces ne peuvent pas être consacrés aux loisirs et il faut bien que les activités aient lieu quelque part. Mais 4 ans plus tard, l’endroit ressemble comme deux gouttes d’eau à un terrain vague (https://bsky.app/profile/assedix.bsky.social/post/3mf7z3q7de22h) et il serait quand même intéressant de voir combien d’emploi sont concernés et pour quel chiffre d’affaire, afin d’évaluer si cet espace au bord de l’eau en plein centre-ville ne pourrait pas être mieux mis à profit.
Par ailleurs, concernant l’accès au littoral en centre-ville, je vous suggère d’aller faire un tour aux Catalans au mois d’août…
@Malleus Maleficarum: Vous auriez une source pour l’interdiction des navires à 300m d’une plage ? Il me semble que cela existe pas si loin de chez nous…
https://www.google.com/maps/@43.2127387,5.5328257,246m/data=!3m1!1e3?entry=ttu&g_ep=EgoyMDI2MDIxNi4wIKXMDSoASAFQAw%3D%3D
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non, non, on conserve les 2 entreprises encore en place. et le cout total serait autour de 6M€ soit 6% du cout potentiel d’un pont transbordeur ! les marseillais le méritent !
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On voit mieux ici:
https://bsky.app/profile/assedix.bsky.social/post/3mfadobzz2k2l
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Un article qui traite d’une question cruciale dans notre ville qui manque de verdure.
Les graphiques sur l’accès à la nature par quartier sont très éclairants.
Le lien entre niveau de vie de la population et accès à la nature étant avéré, il serait intéressant de suivre dans quelle mesure les quartiers en voie de gentrification (Camas, Chapitre, Blancarde, Saint-Pierre etc) vont se verdir (ou pas…).
Merci pour cette analyse !
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Vous n’avez pas tort, mais je pense que si on parle “d’accès à la nature”, c’est avant tout… une question de transport, une fois encore.
Un vrai réseau de transport métropolitain pourrait permettre à quiconque de rejoindre aisément le massif des Calanques, le parc de Pichaury, le piémont de la Sainte-Victoire, les Alpilles, les Coussouls de la Crau etc.
Mais il y a un gros prérequis : des zélus qui auraient à cœur l’intérêt de tous et une vision d’ensemble. Et du recul. Et du courage. Pas gagné donc.
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Article étonnant car la plupart des nouveaux arrivants choisissent justement Marseille pour sa proximité immédiate avec la nature et ce depuis de nombreuses années.
Mais beaucoup de squares intra muros de proximité ont disparu, souvent lors d’opérations immobilières, ce qui ne semble pas préoccuper nos élus.
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Une pensée pour ceux qui ont choisi la ville afin de ne plus souffrir des allergies aux pollens, des piqûres d’insectes, du criaillement des oiseaux, des rencontres incongrues avec des amoureux fourrés dans les buissons et qui se fichent éperdument des tourments égalitaristes des amateurs de verdure ou d’eau de mer sur la figure.
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La notion “d'(in)égalités d’accès à la nature” me laisse un peu perplexe. A partir du moment où le prix au m2 n’est pas le même, il paraît assez logique que ceux qui en ont les moyens s’installent dans les quartiers les mieux lotis, dans ce domaine-là comme dans bien d’autres.
Si vous voulez dire qu’il y a, dans le plan de transport en commun, une volonté de tenir les populations de Saint-Antoine éloignées des plages de Corbières, c’est tout à fait possible, mais autant le dire précisément parce que la notion d’inégalité semble déplacée ici: tous les quartiers ne peuvent pas équidistants de la nature et globalement ceux qui ont plus facilement accès à de la “verdure” (si on peut appliquer ce terme au Parc Longchamp!) ou à la mer, coûtent plus cher. Rien de bien incroyable là-dedans…
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La fermeture de la promenade de la Digue du Large depuis les attentats de 2001 sont une aberration. Oui oui avant on pouvait se promener.
Et je ne parle pas d’une soirée resto pour quelques privilégiés ou une ballade autorise un jour ou deux l’été.
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