Maryse Joissains pète les plombs dans une nouvelle lettre au préfet

SEPTUAGÉNAIRES
Bref
le 20 Jan 2016
4

Maryse Joissains n’en est pas à sa première lettre au préfet concernant la métropole. Mais celle en date du 19 janvier a de quoi entrer dans le petit musée de la correspondance. Après avoir déroulé son habituel argumentaire en plusieurs points numérotés contre la métropole, la maire d’Aix-en-Provence dérape complètement dans les points qui concernent son homologue marseillais.

Elle fait un parallèle tarabiscoté entre l’accord passé par Jean-Claude Gaudin et le FN pour prendre la tête de la région à la fin des années 80 et celui que ce dernier aurait passé avec les socialistes pour être élu à la métropole. Elle prend également appui sur l’éviction de Danielle Milon, à la présidence du Parc des Calanques au profit de Didier Réault comme un indice « d’une habitude marseillaise » que l’on retrouverait dans la volonté du maire de « tout organis[er] pour que cette métropole n’échappe pas à ses équipes ».

Par ailleurs, son dérapage devient incontrôlé et carrément goujat quand elle s’attaque à Gaudin lui-même : « un élu de 76 ans, fatigué, qui va continuer à gérer tout un territoire alors que Marseille est en faillite », écrit-elle au préfet. Heureusement les hommes passent, même les plus totalitaires. Il suffit d’attendre et c’est ce que je vais faire ». Dans ce dossier, Maryse Joissains, 73 printemps au compteur, doit rencontrer en fin d’après-midi, la ministre de la décentralisation Marylise Lebranchu. On espère qu’elle ne lui a pas écrit.

Lire ci-dessous la lettre au préfet.

Clémentine Vaysse
Ex-journaliste aujourd'hui agricultrice

Commentaires

Rejoignez-la communauté Marsactu pour, vous aussi, contribuer au débat local. Découvrez nos offres

ou connectez-vous si vous êtes déjà abonné⋅e.

  1. 9zéros 9zéros

    Allô Lycées, enfin une mesure forte qui va permettre de réparer les plafonds qui s’écroulent, les toits qui fuient, les mobiliers vétustes, les fenêtres qui ne ferment plus, les aérations bouchées, les sanitaires du 20eme siècle, les emplois du temps absurdes, les cantines infâmes et puis certainement créer de nouveaux postes de professeurs, Allô Lycées fallait y penser!

    Signaler
    • AlabArque AlabArque

      Bien sûr que pour les classes surchargées (nb d’élèves / nb de profs) ça relève de la politique ministérielle, de choix budgétaires élyséens ou matignonnesques (maquignonnesques ?).
      Mais pour les conditions matérielles = état du bâti, fluides, entretien sanitaire, équipements divers, ça semble dépendre de la région.
      Un signalement systématique sur un n° Allô Lycées peut aider en faisant prendre conscience à Nos zélus (&/ou aux ‘fonctionnaires territoriaux’) que la communauté enseignante, pas plus que la communauté ‘apprenante’, n’est résignée ni à avaler toutes les couleuvres, ni à ramer pour faire voguer toutes les galères. Sûr que si on ‘fait avec’ sans moufter, les apparatchiks n’ont aucune raison de vouloir améliorer l’existant.
      Quant aux emplois du temps, c’est en gros l’interface entre démographie (nombre de profs & d’élèves = ministère / rectorat) et topographie (gestion de salles, bâti, capacité, équipements = région). Là aussi, un gueuloir téléphonique = cahier de doléances !
      Pas forcément suffisant, mais déjà nécessaire (et urgent)

      Signaler

Vous avez un compte ?

Mot de passe oublié ?


[woocommerce_social_login_buttons return_url="https://marsactu.fr"] Ajouter un compte Facebook ?


Nouveau sur Marsactu ?

S'inscrire