S’estimant injurié par un sénateur LR, Benoît Payan descend dans l’arène judiciaire
Le maire et candidat à sa succession a fait le choix de venir en personne défendre sa procédure pour "injure et diffamation" contre des tweets du sénateur Les Républicains Stéphane Le Rudulier, malgré l'absence de ce dernier.
Michel Pezet, Benoît Payan et Lugdiwine Laugier. (Dessin : Ben 8)
On a coutume de comparer la salle d'audience d'un tribunal à une agora dans laquelle viennent résonner les maux d'une société. Pour la chambre correctionnelle chargée des délits de presse, c'est d'abord de mots qu'il est question. Et ce mardi 3 février, c'est toute la société marseillaise, et même du département, qui se mêle et s'entremêle dans ces affaires d'injure et de diffamation qui font le quotidien de la septième chambre. On y entend le nom de Renaud Muselier croiser celui de Rachid Zeroual, le patron des Winners, celui de François Bernardini, le maire d'Istres, et d'une opposante. Des étudiants d'Aix-Marseille Université sont convoqués par l'institution pour diffamation sur fond de conflit israélo-palestinien. Un syndicaliste taxi s'oppose à La Provence...
Il y a même un candidat aux municipales (sans étiquette), Erwan Davoux, auteur de trois citations directes pour diffamation contre Martine Vassal, la candidate de la droite et du centre aux à la même élection, Bruno Benjamin, le président du Crif, et un ancien collègue du département, qui déboule. Il est fort marri d'avoir appris que ses procédures tombaient à l'eau, faute d'avoir consigné les sommes dues en temps et en heure. Et un autre, Sébastien Delogu, débouté de sa plainte pour injure après avoir été copieusement insulté par un ex-policier reconverti dans l'influence.
Payan au tribunal. Il est venu s’entraîner.
Se connecter pour écrire un commentaire.
A l’occasion, on découvre la bassesse de Muselier à travers ses propos à la fois ineptes et abjects sur Amine Kessaci.
Se connecter pour écrire un commentaire.
Deux avocats…pour défendre son action en justice, j’espère que ce n’est pas mes/nos impôts qui les paient.
Un attaché de presse, un directeur de campagne…
Et puis ce n’est pas comme si Benoit n’avait pas mieux à faire que perdre une matinée pour s’offusquer de propos excessifs et donc insignifiants.
Surtout lui qui n’a jamais été excessif…
Se connecter pour écrire un commentaire.