Sprint final
Les dossiers chauds du conseil communautaire du 21 décembre 2015
Pour ce dernier conseil communautaire de l'année et avant la métropole, le président Guy Teissier propose un menu riche en millions d'euros. Outre le vote du budget, plusieurs dossiers sensibles seront mis en débat.
Il sera bien entendu question de la suspension de la métropole, ce lundi lors du dernier conseil communautaire de MPM. D'autant plus que, si on en croit le conseil d'Etat, cette dernière entité continuera bien à exister au-delà du 1er janvier. Il n'est pas dit que le conseil communautaire se réunisse à nouveau mais l'établissement public risque de durer un peu. En attendant de devenir métropolitains, les conseillers communautaires doivent examiner quelques dossiers chauds.
Rapport n°2 du bureau - Cure detox
En 2006, la communauté urbaine a conclu avec Dexia un prêt de 27,5 millions d'euros sur 27 ans pour financer ses projets de transports. Signe particulier : le calcul du taux d'intérêt dépend de la parité entre l'euro et le franc suisse, ce qui le qualifie au titre d'emprunt toxique. Ce taux d'intérêt atteignait plus de 10 % ces dernières années. Marseille Provence métropole a négocié avec SFIL, la société créée suite au plan de sauvetage de Dexia pour aider les collectivités à "détoxifier" leurs emprunts.
Le deal présenté au bureau, c'est-à-dire un conseil restreint qui a lieu avant la séance plénière, est douloureux mais il a le mérite de mettre MPM à l'abri : elle . . .
Entre le déménagement précipité de la RTM pour remplir des locaux neufs construits à La Joliette – alors qu’elle aurait pu rester dans son siège actuel jusqu’au démarrage effectif d’une opération immobilière sur le terrain de celui-ci – et le déménagement d’une direction de MPM aux Docks, moyennant un bail dont l’échéance sera en 2019 alors que ces locaux seront eux-mêmes abandonnés au profit de la tour La Marseillaise au deuxième trimestre 2018, c’est fou ce que l’argent du contribuable « contribue » au soutien de promoteurs immobiliers privés.
Et le même contribuable va voler aussi au secours de l’exploitant du tunnel Prado-Sud, ouvrage sans doute pavé d’or massif vu le prix du passage, et de celui de l’incinérateur, tout aussi privés l’un et l’autre.
L’argent public n’est pas cher, semble-t-il, dans cette communauté urbaine dont les élus appliquent à la lettre la définition du capitalisme : privatisation des profits et collectivisation des pertes.
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Sidérant de voir avec quelle facilité ils dépensent l’argent de nos impôts…
Ce qui est surtout consternant c’est cette incapacité notoire à prévoir, ils sont complètement dans le brouillard, initiant des projets à court terme…quelquefois à terme échu….sans structure d’ensemble ; et si ça fonctionne mal et bien ce n’est pas si grave, l’argent public vient combler les erreurs de nos élus avisés !
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