Une surveillante pénitentiaire d’Aix condamnée pour avoir fait entrer du cannabis en prison
Une ancienne surveillante pénitentiaire, qui comparaissait aux côtés de quatre salariés d’une société de maintenance et d’un détenu pour avoir introduit stupéfiants et objets interdits en détention, a été condamnée à trois ans de prison avec sursis. Un article de notre partenaire Mediapart.
Un couloir à la maison d'arrêt "Luynes 2", construite en 2018. (Photo : CMB)
C’est une jeune femme au teint livide, le regard sombre, qui s’installe dans le box des prévenus aux côtés de quatre hommes placés, comme elle, en détention provisoire dans l’attente de leur procès. Il y a encore quelques mois, Julie, 24 ans, occupait un poste de surveillante pénitentiaire à la maison d’arrêt d’Aix-Luynes, deuxième établissement pénitentiaire de France, en proie à la violence et à la surpopulation carcérale — 2 200 détenus pour une capacité de 1 400 places.
Vendredi 9 janvier, dans une salle d’audience pleine à craquer du tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence, la jeune femme était jugée aux côtés de quatre salariés d’une société privée et d’un détenu pour avoir accepté, contre rémunération, de faire entrer des stupéfiants, des parfums et des cigarettes en détention. À la fin d'une audience très tardive, elle est reconnue coupable et condamnée à trois ans de prison avec sursis.
Cette affaire de corruption démarre en mai 2025 par un signalement anonyme. Interpellée après une surveillance de plusieurs semaines, Julie indique aux enquêteurs avoir entretenu, en 2025, une relation amoureuse avec Mohamed, l’un des salariés de Gepsa, une entreprise de maintenance qui intervient en milieu pénitentiaire.
Elle reconnaît, parce qu’elle "l’aimai[t]", avoir d’abord introduit à sa demande une bouteille de parfum qu . . .
Donc 3 ans de prisons ici, et pas de prison pour les agriculteurs qui empoisonnent nos assiettes et l’eau…
Ça raconte quelque chose de notre législateur…
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