À la Busserine, la colère des quartiers Nord plus forte que Macron
Le premier jour de la visite du chef de l'État a fait halte, notamment à la Busserine. L'occasion de rencontrer des habitants, d'évoquer avec eux leurs problématiques quotidiennes, principalement en matière de sécurité et (parfois) d'y répondre.
Emmanuel Macron face à une habitante au bout de plus de deux heures de débat dans le gymnase de la Busserine. (Photo : capture images Élysée)
Deux grands drapeaux blancs frappés des armoiries de l'OM et un public qui sue à grosses gouttes. Il est presque 19 h, lorsqu'Emmanuel Macron fait enfin son entrée dans le gymnase de la Busserine (14e) qui borde les pelouses synthétiques du stade Hamada-Jambay, dont les abords ont été particulièrement briqués. Environ 350 personnes y ont pris place depuis quasiment 3 heures. Des élus locaux, la présidente de la métropole et du département Martine Vassal (DVD), le maire de Marseille Benoît Payan (DVG) ainsi qu'une quinzaine d'adjoints et de conseillers municipaux, plusieurs parlementaires, des membres des corps constitués, mais aussi de nombreux représentants associatifs.
A l'extérieur, une maman ironise devant la propreté inédite des environs :"Ça fait une semaine qu'ils astiquent le quartier." Avant l’arrivée d’Emmanuel Macron, le sujet anime toutes les conversations au pied des immeubles de la Busserine. "C’est vraiment nul. Il ne verra pas comment on vit vraiment, ici", lâche Assiati, une mère de famille effarée devant l'habituel point de deal vidé, nettoyé et repeint. Les trottoirs portent encore la trace des barrages du réseau et des encombrants enlevés dans la nuit.
Associatifs triés sur le volet
Tandis que dans le gymnase, une participante regrette en aparté que les leaders associatifs ont été "triés sur le volet", à l'extérieur, les habitants de la Busserine ont compris l’agenda : ils ne sont pas invités à échanger avec le président. Des barrières imposantes séparent la petite foule de l’entrée des lieux, avec le concours de nombreux policiers en tenue de maintien de l’ordre. La situation déborde. Des jeunes s’énervent. Planté au soleil, l’un d’eux se tamponne le front avec un torchon humide. Il crie : "C’est que des gens qui vont parler pour nous mais qui savent rien du tout, ils ont jamais mis les pieds ici ! Ils viennent que pour leurs associations, le quartier ils s’en foutent !" L’agitation amuse les enfants. Ils ne tiennent pas en place à l’ombre des arbustes, il y a trop de monde. Des jeunes collégiennes aimeraient que "Macron fasse des choses ici, on avait demandé un skate park et une piscine moins chère, par exemple".
Si on n'a pas le droit de parler alors qu’on est chez nous, quel est l’intérêt ?
une habitante
Des enseignants de l’école de la Busserine entament . . .
Bravo à cell
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Bravo à celles et ceux qui ont mis quelques beaux grains de sable dans l’organisation et la comm’ politique.
Peu de gens sont dupes. La colère et les vrais sujets devaient sortir.
(Le grand nettoyage des trottoirs et bas d’immeubles juste avant l’arrivée de ces messieurs dames responsables politiques est juste une offense aux habitants : pourquoi cela n’est il pas fait pour eux, plusieurs fois par an ?)
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« Prendre la main sur les permis de construire » via des opérations d’intérêt national, comme dans les années 60 et 70, pendant lesquelles on a construit La Busserine puis les Flamants et La Savine?
L’urbanisme de Marseille de nouveau soumis à la loi du chiffre de fonctionnaires d’État penchés sur leurs tableaux excell?
Doit on payer les années d’inaction de l’équipe Gaudin et celles de la Préfecture qui a fermé les yeux? On ne construit pas une ville durable ni une architecture de qualité en accordant des permis sans discernement pour rattraper le temps perdu et encore moins avec des « gestes architecturaux » (!?)
Je n’accorde sur le sujet aucun crédit à l’État ni à Payan qui vient de débarquer une adjointe à l’urbanisme qui n’était peut-être pas le « redresseur de torts » qu’elle prétendait être mais qui, on doit lui reconnaître, essayait de promouvoir de la qualité urbaine dans une ville où ce mot a été longtemps ignoré et risque de l’être encore plus.
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André, d’accord avec le début mais pas avec la conclusion.
Si M Chaboche ne s’était pas enfermée dans sa tour d’ivoire refusant de communiquer avec qui que ce soit, Payan n’aurait peut-être pas eu besoin de la débarquer (ni si violemment) et on n’en serait peut-être pas là! Le caractère de M Chaboche l’a conduite a se faire énormément d’ennemis, de toutes parts, malgré son travail remarquable. Quand on est élu, on n’est pas seulement un technicien (même de grande qualité), on doit aussi respecter son entourage, les citoyens et les engagement électoraux.
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Je vous retourne la question Christiane : peut-être que si Chaboche a réussi à résister et agir c’est parce qu’elle s’est enfermée « dans sa tour d’ivoire ».
C’est pas elle le problème, c’est le système pourri et corrompu qui découpé et vendu Marseille au plus offrant (et encore).
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Qu’a-t-on à attendre d’un vendeur de poudre de perlimpinpin libérale.
Trois petits jours et puis s’en va et Marseille continue dans la galère. heureusement quelques manifestations syndicales et de citoyens ont rappelé que l’on veut vivre bien ensemble et non être des rats de laboratoire de la startup nation.
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Et les responsables de grosses associations et certains élus de frottent les mains sur les millions d’euros ( encore) qui vont pleuvoir et finir dans leurs poches au detriment des habitants
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