Suivi des élèves non francophones : les enseignants contraints de « faire du tri »
Manque de postes, augmentation du nombre d'élèves, absence de salles dédiées... Des enseignants réunis en intersyndicale dénoncent de multiples dysfonctionnements pour l'accompagnement des élèves non francophones scolarisés dans le département.
Suivi des élèves non francophones : les enseignants contraints de « faire du tri »
"Je me sens comme une soignante, j'en viens à faire du tri parmi mes élèves. La priorité, ce sont les grands qui vont passer au collège. Pour les CP, on se dit qu'on rattrapera l'année d'après", confie Sandrine, enseignante pour les élèves non francophones dans le centre-ville de Marseille. Plus d'une vingtaine de professeur d'écoles témoignent ce jeudi 12 janvier, à l'appel d'une intersyndicale (Snuipp-FSU, Snudi-Force ouvrière, Sud Éducation) pour alerter sur la situation des enfants scolarisés à l'école primaire qui ne parlent pas français. Ils dénoncent la prise en charge insuffisante des élèves liée au manque de postes et de moyens.
Les UPE2A, unités pédagogiques pour les élèves allophones arrivants, accueillent les élèves pendant un ou deux ans, pour qu'ils apprennent à lire, écrire, compter et gagner en autonomie, en parallèle de leur classe "classique". D'après une circulaire de 2012 émanant du ministère de l'Éducation nationale, ces élèves dits "allophones" doivent suivre neuf heures de cours par semaine avec un enseignant spécialisé. Pour l'intersyndicale, la majorité des élèves allophones du département . . .
« une école qu’ on ouvre c’est une prison qu’on ferme' » Victor HUGO
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