Drame de la rue d’Aubagne : quatre ans plus tard, leur vie d’après
Habitants du quartier, commerçante, militants et souvent tout à la fois, leurs parcours de vie ont été percutés par les effondrements de la rue d'Aubagne. En cette date anniversaire, Marsactu leur a demandé de raconter comment ces événements les ont changés pour toujours.
Commémorations du mardi 5 novembre 2019. (Photo : VA)
À 9 h 05, le 5 novembre 2018, des immeubles s'effondraient et huit Marseillais perdaient la vie. Celles des habitants de leur quartier, leurs voisins, s'en trouvaient bouleversées à jamais. Quatre ans après, chacun a cherché des façons de vivre le traumatisme, de le dépasser, de faire avec.
Beaucoup restent irrémédiablement accrochés aux événements. Par les répercussions qu'ils continuent d'avoir sur leur quotidien, leur activité ou tout simplement par engagement. Au gré de ces parcours de vie devenus bien souvent des parcours du combattant, chez certains, des convictions, des obsessions et des solidarités inédites ont vu le jour. Cinq personnes, habitants et ex-délogés, commerçante, militantes, retracent pour Marsactu le fil de leurs cheminements personnels depuis le drame.
Mael Camberlein, un combat pour soi et pour les autres
Au téléphone, Maël Camberlein est difficilement joignable. La faute à sa maison et à ses murs en terre qui ne laisse pas passer les ondes. Depuis cet été, lui, Émilie et leur petite fille ont rejoint la Bretagne où le grand gars aux pommettes taillées à la gouge a retapé cette vieille maison, dans un village situé entre Rennes et Saint-Malo. En novembre 2018, le couple habitait au 69, rue d'Aubagne, un joli petit appartement avec une terrasse donnant sur les toits dont ils étaient propriétaires depuis deux ans. Quelques jours après les effondrements, la Ville a pris la décision de démolir leur immeuble pour faciliter les travaux de recherche des corps. La déconstruction s'est arrêtée en cours de route : le 69 est étêté, leur appartement a disparu et toutes leurs affaires avec.
Depuis cette date, Maël Camberlein se bat. Un peu moins depuis qu'il a rejoint la Bretagne mais toujours avec passion quand on le lance sur ses sujets de prédilection. Leur combat est d'abord personnel : dès le jour des effondrements, ils sont à la rue et vont devoir se battre pour que la puissance publique qui a démoli leur chez-eux prenne en charge leur hébergement. "Il a fallu que j'interpelle directement le ministre du Logement, pour qu'il nous trouve une solution", se souvient Maël.
Il nous a fallu aller chercher nous-même et rétablir ce qui était de droit, pour tous.
Très vite, le combat est devenu collectif. Membre du collectif du 5-Novembre, créé après les effondrements, Maël est de tous les rendez-vous pour mettre en place la charte du relogement, le document inédit qui permet d'encadrer la situation des délogés qui sont, aujourd'hui . . .
aujourd’hui on a le choix sur FR3
https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/bouches-du-rhone/marseille/marseille-4-ans-apres-le-drame-de-la-rue-d-aubagne-l-emotion-toujours-intacte-2648860.html
ou
https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/bouches-du-rhone/marseille/marseille-ouverture-du-hero-festival-saison-8-2648804.html
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Portraits émouvants de ces acteurs, inconnus ou pas, du drame de Noailles. J’en connais certains et je les respecte énormément. Un bel hommage
Merci Marsactu
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Un article utile, qui met en lumière ceux dont on ne parle jamais mais sans qui, en réalité, rien ne fonctionnerait à Marseille.
Leur action indispensable est d’autant plus méritoire qu’elle s’est heurtée à l’indécence et au mépris affichés par des élus supposés être au service de la population : https://twitter.com/MathildeCeilles/status/1082713104369242113?t=jsEvsaEPeOhH1sco3-JzNA&s=19
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les reporters et reportrices de médias d’horizons lointains, lors de leur venue juste après les tragiques effondrements, ils et elles déclaraient que dans aucun pays occidental, ils/elles n’avaient vu un vaste quartier aussi délabré, aussi peu entretenu, autant laissé à l’abondon pendant autant de décennies.
Vraiment, Gaudin (« c’est à cause de la pluie ») et ses adjoints LR ont été au-dessous de tout mais ce ne sont pas eux qui se sont fait écraser.
Par contre, les personnes interrogées dans cet édifiant article, elles nous offrent de revigorants exemples de résilence.
Merci Marsactu.
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oups,
« résilience » et non pas « résilence »
désolé pour cette faute de frappe
assortie d’une non-relecture …
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merce pour cet article
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