À Air-Bel, les habitants se sentent exclus de la rénovation du quartier
Alors que les premières démolitions démarrent à Air-Bel, les résidents de la cité du 11e arrondissement disent leurs doutes et leur sentiment d'être écartés de la réflexion sur son devenir.
Début des travaux de rénovation urbaine à Air-Bel (11e) en octobre 2022. (Photo C.By.)
La mâchoire mécanique se referme sur la bordure du toit et arrache un lourd pan de béton. Fracas, poussière, décombres. Air-Bel, cité de 6 000 résidents du 11e arrondissement, connaît depuis le début de la semaine le ballet des engins de travaux. Les premières démolitions d'immeubles – déconstruction dans le jargon lissé du renouvellement urbain – ont commencé ce lundi 24 octobre. Signe tangible du démarrage du vaste chantier de rénovation qui doit la transformer. Ici, 853 logements vont être réhabilités et 209 démolis pour un coût global de 120 millions d'euros porté à 60 % par les bailleurs sociaux (Erilia, Unicil, Logirem) et à 40% par les collectivités.
Une inauguration officielle du début des travaux a été initiée à la hâte par Samia Ghali, maire adjointe divers gauche en charge de la relation avec lʼAgence nationale de rénovation urbaine (Anru). Outre l'adjointe, il y a là le préfet à l'égalité des chances Laurent Carrié, le maire divers droite du secteur Sylvain Souvestre, le directeur général du bailleur social Unicil Eric Pinatel, le conseiller départemental Thierry Santelli et beaucoup de représentants d'institutions. Mais qu'une petite poignée d'habitants. Dans son local au pied de l'immeuble 37, Djamila Haouache, présidente de l'association de locataires Il fait bon vivre dans ma cit . . .
Dénoncer l’absence de concertation, c’est juste, mais il est surprenant qu’une (talentueuse) journaliste limite son enquête à la seule des deux associations de locataires d’Air Bel. Pourtant, l’autre, association l’Amicale des locataires, est très engagée dans ce combat et aurait eu son mot à dire.
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D’abord, merci de nous lire et de réagir à nos articles. Pour ce qui est de votre remarque, nous avons bien sûr sollicité l’Amicale qui malheureusement n’a pas pu donner suite à notre demande dans les délais impartis à la publication de ce reportage.
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C’est de la concertation ou du clientélisme ?
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Présent aussi « le conseiller départemental Thierry Santelli », celui-là même qui possédait un logement insalubre loué à de pauvres gens. Invité en tant qu’expert » certainement…
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Samia Ghali promet “que chaque équipement sera repositionné là où on peut le mettre.”
Voilà une promesse qui n’engage à rien , remarque type d’une pro de la politique
A qui veut on faire croire que les travaux ont commencé sans plan de masse ( obligatoire pour le permis de construire) et sans connaitre l’affectation des bâtiments !
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