[Repas de familles] « Chez Tam-Ky c’est le cœur de Marseille et on y trouve de tout »

Série
le 26 Juil 2022
8

De l'apéro au café. Avec cette série d'été, Marsactu s'attache à cinq dynasties familiales qui font manger et boire Marseille. En guise de hors-d’œuvre, ce deuxième épisode offre une balade dans le labyrinthe des rayons de l'épicerie exotique Tam-Ky. Où se raconte l'histoire de la famille Sy, entre racines vietnamiennes, saveurs du bout du monde et accent marseillais.

L'épicerie Tam-Ky, à Noailles, a été rachetée par la famille Sy en 1989. Aujourd'hui, les dix enfants de la fratrie y travaillent. (Photo : Emilio Guzman)
L'épicerie Tam-Ky, à Noailles, a été rachetée par la famille Sy en 1989. Aujourd'hui, les dix enfants de la fratrie y travaillent. (Photo : Emilio Guzman)

L'épicerie Tam-Ky, à Noailles, a été rachetée par la famille Sy en 1989. Aujourd'hui, les dix enfants de la fratrie y travaillent. (Photo : Emilio Guzman)

Une odeur de nems tout juste frits et de menthe fraîche. Pour accéder au bureau de David Sy, il faut grimper quelques marches et passer devant la porte grande-ouverte des cuisines de Tam-Ky. Au premier étage, le gérant de cette mythique épicerie exotique installée rue Halle-Delacroix, au cœur de Noailles, tapote sur son ordinateur, une casquette floquée Tam-Ky sur la tête. Il est celui qui, depuis 2007, pilote les lieux. Mais il n'est pas tout seul. "Dans la famille, on est dix frères et sœurs : ça fait un garçon, une fille, un garçon, une fille... Il y a plus de 20 ans d'écart entre le plus âgé de la plus jeune" sourit-il. Mais tous - Thierry, Carole, Bertrand, Sylvie, David, Hélène, Rémi, Jacqueline, Philippe et Jina - travaillent ici.

Farine de manioc, sauce japonaise, ou pickles indiens, les amateurs le savent, le catalogue de Tam-ky est d'une richesse inépuisable. Un bonheur pour qui aime cuisiner les saveurs d'ailleurs. Ici se croisent tous les Marseillais quelles que soient leurs racines : mamans africaines, asiatiques, chibanias maghrébines ou bobos nouvellement installés dans le quartier. Créée en 1976, reprise par la famille Sy en 1989, l'épicerie Tam-Ky est devenue une institution locale. Et son histoire suit évidemment celle des parents de David et ses neuf fr . . .

Coralie Bonnefoy

Commentaires

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8 commentaires


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  1. barbapapa

    Carole et Rémi m’ont donné quelques recettes et quelques trucs de cuisine asiatique, merci, merci ! Et j’ai une pensée pour eux chaque fois que je cuisine des brocolis (mmm à la sauce aux huitres !) pleins d’autodérision, ils m’ont appris qu’il ne fallait pas en jeter le pied (des années de gaspillage) mais le peler en disant « nous les chinois on est radins »

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  2. MarsKaa

    J’aime bien cette série d’été, en tout cas elle commence bien, en me faisant re-découvrir des produits (l’anisette) ou des lieux (la place des Halles Delacroix et son épicerie asiatique), et leur histoire, nous donnant l’eau à a la bouche, tout en racontant des pans de l’histoire de Marseille et ses habitants. Merci !

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  3. Oscurio

    Un article qui met le sourire.
    Une très belle histoire, qui me donne encore plus envie de rester fidèle à ce magasin où je n’ai jamais pas trouvé ce que je cherchais.

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  4. Zumbi

    Un article qui fait du bien.
    Et une réflexion au passage : d’où qu’ils soient partis, arrivés ici au gré des destins et des hasards de l’Histoire, voilà ce que c’est, les vrais Marseillais ! Et cela depuis Gyptis et Protis, comme l’a raconté Fernandel dans une reconstitution rigoureusement conforme au principe « cette histoire est vraie puisque je l’ai inventée » https://www.youtube.com/watch?v=tZLHI72hq50

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  5. habitant du 1er

    Oui tamky c’est formidable et c’est vrai mais a quand un sujet sur les conditions d hygiène? Je doute fort que les rats de la place n y fassent pas plusieurs tours…et les frigos donnant directement sur la rue d Aubagne? Sans devanture?
    Ce serait bien de les interroger sur ça aussi?

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    • Lissia

      Je comprends tout à fait vos interrogations et préoccupations très légitimes, mais bon, je me dis que tant que je ne suis pas intoxiquée alimentaire, -ça fait 24 ans que je fréquente Tam Ky -je ne me pose pas trop de questions. Car à ce train-là, je me demande combien de boutiques d’alimentation tous quartier confondus resteraient ouverts à Marseille … La bouffe en plastique sous blisters, c’est pas trop my cup of tea…
      Tant pis ! Je préfère prendre ce risque (minime toutefois).
      Les épices, fruits et légumes secs dans des grands sacs de toile ouverts à tous vents et de jour comme de nuit, qu’on rencontre aussi dans le quartier, ça ne vous interpellerait pas aussi ?

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  6. Lissia

    Mais heureusement qu’il y a Tam Ky ! Et en centre ville encore ! Parce que moi, j’ai habité longtemps dans le 13ème, à Paris, avec toutes ses boutiques et restos asiatiques que j’ai beaucoup fréquentés et je n’aurais même pas imaginé que ça n’existe pas à Marseille ! Les produits dits « exotiques » ont autant de place chez moi que les autres. Et, oui, c’est vrai, maintenant mon fils y va régulièrement car il cuisine beaucoup. Et malgré le travail assez dur, on est toujours accueilli avec le sourire. « Pourvou qué ça doure ! », le plus longtemps possible.

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