À l’aéroport de Marignane, une zone d’attente pour étrangers aux airs de prison
En accompagnant une députée en visite surprise, Marsactu a pu entrer dans ce lieu de privation de liberté méconnu, vétuste et très spartiate, où la police aux frontières enferme les étrangers non admis sur le territoire français à leur descente de l’avion.
Une des deux chambres de la zone d'attente de Marignane. (Photo : Clair Rivière)
Au sous-sol des locaux de la police aux frontières, un écriteau indique les deux "chambres" de la zone d’attente. Sous la lumière blafarde des néons et les faux plafonds défoncés, on a plutôt l’impression de rejoindre des cellules de prison. Les portes ne ferment que depuis l’extérieur, les fenêtres sont opaques, le mobilier est spartiate, la peinture défraîchie, le ménage approximatif. Il n’y a ni salle de télévision ni cour extérieure. À Marignane, la zone d’attente de l’aéroport Marseille-Provence est loin d’offrir les "prestations de type hôtelier" exigées par la loi. La police aux frontières en a d’ailleurs conscience : les consignes stipulent qu’au bout de 48 heures sur place au plus tard, les étrangers enfermés ici (quatre personnes au maximum) doivent être transférés au centre de rétention administrative du Canet, dont deux couloirs ont le statut de zone d’attente.
Une zone d’attente, kézako ? C’est un lieu de privation de liberté méconnu, où sont enfermés les étrangers qui n’ont pas été admis sur le territoire national à leur descente de l’avion. Cet enfermement peut durer jusqu’à 26 jours, le temps d’organiser le refoulement de la personne ou de l’autoriser finalement à pénétrer en France – notamment quand elle souhaite demander l’asile et que sa démarche est jugée sérieuse par le ministère de l’Intérieur, après avis de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra).
En 2019, 360 personnes ont séjourné dans ces locaux.
De la centaine de zones d’attente que comptent les aéroports, gares et ports de France, celle de Marignane est la troisième en termes de nombre de . . .
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Dans une zone de transit ou l’on séjourne 24 à 48 H, est-il nécessaire d’avoir plus de confort que dans un hôtel ?
Je suis toujours étonnée de constater que des personnes puissent embarquer vers un pays étranger sans avoir les titres réglementaires exigés et que l’on s’en aperçoive seulement au débarquement !
D’autant plus que les illégaux n’existent plus maintenant, leur statut étant systématiquement des demandeurs d’asile……
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Ce sont des personnes, autrement dit des êtres humains, qui sont enfermés dans ces zones d’attente. Il ne serait pas choquant, qu’ils puissent aérer leur chambre et qu’ils aient accès à un poste de télévision.
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Il n’est pas mentionné dans l’article si les chambres disposent de l’air conditionné, de la clim, et changer l’air des chambres en ouvrant des fenêtres à l’air pollué de proximité des pistes d’atterrissage n’est certainement pas l’idéal….Néanmoins, Le seul critère, n’étant pas qualifié de confort facultatif reste l’hygiène.
Priver un être humain pendant 24 H de la télévision ne me semble pas relèver de la plus haute torture à dénoncer !!
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