La défense du dentiste Lionel Guedj plaide la faute involontaire
Ce mardi se tenait l'ultime jour d’audience du procès des dentistes des quartiers Nord accusés de mutilations. Après les lourdes réquisitions de la veille, l’avocat du fils a demandé un "juste équilibre" dans la peine. Celle du père a réclamé sa relaxe.
Les avocats en charge de la défense de Lionel et Carnot Guedj : Mathilde Gentil, Frédéric Monneret et Anne Santana-Marc. (Photo : CBy)
À la barre, sa voix flanche. Lionel Guedj se tient à côté de son père Carnot debout face au tribunal. Leur procès touche à sa fin, ils sont invités à s’exprimer une dernière fois. "Je voudrais m’adresser aux patients", bredouille le fils de son débit de mitraillette. Avec douceur, la présidente Céline Ballerini l’invite à se calmer avant de poursuivre. Le principal prévenu s’adresse aux quelque 350 parties civiles engagées dans ce procès hors norme : "Jamais au grand jamais je n’ai voulu vous nuire ou vous blesser. J’ai toujours voulu vous soigner en suivant les enseignements que j’avais reçus. Je vous demande de nouveau pardon. J’espère que vous allez tous pouvoir redémarrer une nouvelle vie après ce procès." Son père renouvelle lui aussi sa demande de pardon.
Le fils de 41 ans et le père de 70 ans comparaissent depuis le 28 février devant la 6e chambre correctionnelle de Marseille. Ils sont accusés de violences volontaires ayant entrainé une mutilation ou une infirmité permanente, escroquerie et faux et usage de faux. On leur reproche d’avoir dévitalisé à la chaîne les dents saines de leurs patients pour les remplacer par des prothèses dentaires et ainsi empocher de très nombreux remboursements indus de la part de l’Assurance maladie et des mutuelles.
Carapace de défense
Ces excuses-là sonnent plus juste que celles que lâchait du bout des lèvres Lionel . . .
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et mangez à l’aide d’une paille c’est plus pratique, moi je pars bientôt au soleil gérer mon insolvabilité.
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Ces respectables avocats se sont trouvé une belle vitrine pour leur business. Les paroles s’envolent, certes, mais les faits sont têtus. Jusqu’à 70 rendez-vous par jour, un taux d’actes onéreux inverse par rapport à la moyenne de la profession, plusieurs millions d’euros engrangés en seulement 7 ans, l’appât du gain évident, escroquerie à l’assurance, etc, etc… Les défenseurs font leur travail pour essayer d’obtenir pour leur client une juste peine mais tombent malheureusement dans une exagération rhétorique qui éclipse volontairement ces faits avérés et deviennent ainsi non crédibles. « Mon client a changé », » il a demandé pardon ». Mais 350 (au moins) « fautes d’imprudence et de négligence » en 7 ans, ça fait quand même beaucoup et ça démontre une systématique du type escroquerie…. Il ne faut pas oublier, comme rappelé par vékiya, l’organisation raisonnée de l’insolvabilité du patrimoine. Que justice passe et sévèrement.
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délibéré le 8 septembre, dans 5 mois ?
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Après dix ans d’enquête!
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Faute « involontaire » multipliée par centaines pendant de très longues années ? Il « ne voulait pas » infliger de souffrances alors qu’il est censé avoir fait de longues études pour pouvoir pratiquer son métier ? Veut-on dire qu’il a décroché son diplôme dans une pochette surprise ? À se demander si ces « excuses » et ce plaidoyer ne l’enfoncent pas encore plus !
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