Nouvelles enseignes marseillaises : mais que fait la police ?

Échappée
le 6 Déc 2025
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Depuis quelques années, nouveaux cafés et commerces de bouche fleurissent dans le centre de Marseille, reconnaissables notamment à leurs enseignes soignées. Malgré la volonté de se démarquer, ces devantures et leurs typographies finissent par se ressembler. Sous couvert de tradition et d’authenticité, elles sont désormais une des facettes de la gentrification.

Les Argonautes, boulevard Longchamp. (Photo : GM)
Les Argonautes, boulevard Longchamp. (Photo : GM)

Les Argonautes, boulevard Longchamp. (Photo : GM)

“On voulait ouvrir un lieu innovant qui fait le grand écart entre la salle de sport et le lieu de sociabilisation. D’où le nom”, explique Djamal, accoudé sur le comptoir du Grand Écart, ce café-salle de sport qui vient d’ouvrir à un jet de pierre du parvis de l’église Notre-Dame-du-Mont, dans le 6e arrondissement de Marseille. Avec son collègue Benjamin, chemise Carhartt et casquette à visière plate vissée sur la tête, ils ont repris les locaux de l’ancienne institution marseillaise Bataille, un traiteur qui a fermé ses portes en 2018. Les deux compères se sont rencontrés dans un running club, ces groupes de course à pied axés sur le sport et la convivialité. Et ont voulu décliner ce concept à la mode dans un commerce qui dispense “cours de pilates et ...
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Commentaires

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  1. Patafanari Patafanari

    « René Girard part d’une théorie du désir, inspirée par la lecture de grands romanciers, selon laquelle nos désirs ne viennent pas de nous, ils sont imités. Le désir ne va pas d’un sujet à un objet selon une trajectoire linéaire mais, passant par la médiation d’un Autre (un modèle), il dessine un triangle. Le désir triangulaire fait du désir une relation (de dépendance) aux autres. Tout « sujet » a besoin d’un « modèle » pour savoir « quoi » désirer. Cela signifie que le désir d’avoir, (telle femme, tel poste, telle distinction etc.) est en vérité un désir d’être… Cela entraîne que les individus, en s’imitant les uns les autres, en désirant les mêmes choses, en devenant semblables, vont passer de l’admiration (qu’un fils a pour son père, par exemple) à l’envie. Seuls, des semblables peuvent s’envier, se jalouser, se haïr, entrer dans des relations, sournoises ou déclarées, de rivalité. Au passage, il faut revenir sur un préjugé : ce ne sont pas leurs différences qui dressent les hommes les uns contre les autres mais bien la perte de ces différences. »
    Tous les tags se ressemblent, les nouvelles devantures idem. L’inclusivité forcée est-elle grosse des conflits à venir?

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  2. MarsKaa MarsKaa

    C’est l’éternel débat sur l’évolution des centres-villes et quartiers populaires… la flambée des prix est un problème. Marseille est devenue pour des investisseurs un lieu à la mode où se faire du fric.
    Toutefois, je trouve personnellement agréable cette évolution des façades, cette reouvertures de lieux de vie et de socialisation.
    Tout le monde n’y va pas. Mais tout le monde allait il au bar pmu ?
    Il est clair qu’ils attirent une clientèle plutôt trentenaire, des jeunes touristes, les jeunes neomarseillais. Mais aussi les jeunes marseillais partis pour les études ou le boulot, ou qui ont pu voyager ailleurs, en France et en Europe, qui sont contents de trouver ce types de lieux dans leur ville.
    Il y a un renouvellement, un dynamisme qui fait du bien aussi.
    Même si on ne fait que passer devant…
    L’essentiel est dans les prix et .le respect du voisinage (bruit nocturne).

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    • polipola polipola

      Je ne trouve pas que ce soit vraiment un renouvellement si toutes les enseignes ont la même tête, vendent la même chose et surtout aux mêmes personnes. Ou sont les lieux alternatifs pour ceux qui n’ont pas les moyens ou qui trouvent ridicule de mettre 20 balles pour trois fleurs de saison ?

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    • liovelut liovelut

      Tout le monde n’allait pas au PMU, mais des troquets ou autres lieux (voire espaces publics ? dès fois qu’on arrive à sortir sans consommer…) où les catégorises sociales se cotoient (et prennent conscience qu’elles appartiennent toutes à la même classe sociale, au passage) ça existe encore à Mars, notamment entre Noailles et la Plaine…
      Les voir remplacer par des bistrots qui, comme tout business plan qui se respecte, a un “public cible”, un “coeur de métier” et donc exclut le reste par ses codes (et souvent ses prix)… je sais pas si ça fait du bien.
      L’époque est au repli sur ses semblables et à la peur ou la détestation de ce qui sort un peu du cadre (malgré souvent une volonté affichée d’inclusivité et autres jolis mots). Le fait que les bistrots accompagnent ce mouvement fait un peu mal

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  3. leb leb

    Il y a certes une uniformisation et un côté bobo qui peut rebuter, pour autant ces enseignes ont le mérite d’être élégantes et de bien s’intégrer dans l’espace urbain, contrairement à certaines devantures horribles qu’ont peut voir sur certaines façades en centre-ville ( la canebière notamment).

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    • liovelut liovelut

      Pour avoir un style correct de devantures commerciales, y’a un outil assez simple qui s’appelle un PLU… les mairies feraient bien d’un peu plus s’en servir pour que l’architecture des bâtiments soit respectée.

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  4. pierre pierre

    Qui de mieux qu’un jeune padawan tout droit sorti de Paris-Panthéon-Assas pour parler de gentrification à la Plaine ? 😂

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  5. Mondi Mondi

    La gentrification a malheureusement ses excès, dont l’uniformisation est le plus désagréable. Mais là réalité est que Marseille en avait bien besoin.

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    • julijo julijo

      Oui l’uniformisation n’est pas réjouissante.
      Mais à mon avis on se promenant dans ces quartiers ce qui est mon cas de temps en temps, que ce soit la plaine, notre-dame-du-mont, le cours Julien, ou encore l’avenue Foch, on y remarque effectivement des changements…qui se ressemblent ! Et effectivement des prix de consommation qui augmentent.
      Mais bon, il y a certains endroits qui restent bien “crasseux” et moches..
      C’est peut-être un mal pour un bien.

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    • Enzo Branca Enzo Branca

      Bonsoir non.

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  6. Electeur du 8e © Electeur du 8e ©

    “… l’imaginaire véhiculé par une façade, une typographie, est presque plus excluant que le prix” : il faut peut-être se calmer un peu. Ces nouveaux commerces, que certains voudront qualifier de “bobo”, ne s’adressent peut-être pas à tout le monde, mais ils ne sont pas les seuls dans ce cas et ce n’est pas la couleur de la devanture qui est en cause.

    On peut plutôt se demander pourquoi il a fallu attendre qu’ils se créent pour qu’enfin un peu de sobriété apparaisse dans le paysage. On ne compte plus à Marseille les devantures tapageuses et les enseignes criardes, au mépris de l’immeuble qui les surplombe et, accessoirement, des règles d’urbanisme. Car il y a des règles, même si le je-m’en-foutisme habituel les a enterrées : https://marseillemissionpossible.wordpress.com/2013/12/05/centre-ville-decrepi-cherche-regles-durbanisme-desesperement/

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  7. Massilia fai avans Massilia fai avans

    Habitant La Plaine, ce genre d’article me fait vomir. Vous êtes qui pour savoir si les habitants iront ou pas dans ces nouveaux lieux ?
    Si la gentrification c’est vivre dans un environnement calme, sans déchet et qui ne sent pas la pisse, alors oui je suis à fond pour la gentrification.
    Glorifier la pseudo resistance des blaireaux qui massacre ma façade et mes fenêtres avec leur tagss ou défendre les épiceries de nuit qui ne sont rien d’autre que des lieux de traffic est presque criminel.
    Les conservateurs ne sont pas ceux qui font évoluer un quartier par de l’entrepreunariat, mais ceux qui ne veulent pas que ça change et préfère massacrer un quartier et rentrer chez eux ailleurs au nom de je ne sais quel esprit rebelle.

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    • julijo julijo

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    • Nicodeme Nicodeme

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    • kukulkan kukulkan

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      Et vive les épiceries de nuit. Votre accusation diffamatoire ne vous grandit pas.

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    • Paul.B Paul.B

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    • Enzo Branca Enzo Branca

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      N’en déplaise à votre petit confort Marseille a un centre ville populaire et vivant, et nous sommes nombreu-ses-x à être attachés a cela, certain-e-s aimant cette ambiance, mais aussi, vous semblez l’oublier, certain-e-s n’ayant pas les moyens de se loger dans d’autres contextes. Alors oui, bien sûr, une gestion des déchets et de la propreté adéquate, personne n’est contre. Mais le fait de ne pas se faire arracher le centre ville où l’on vit depuis toujours reste priorité pour nombre d’entre nous. Pour avancer, nous avons besoin que les services publics prennent les devants, pas de subir les initiatives coloniales parisiennes. Nous ne craindrions ni la crasse si les bars de la plaine n’avaient du se substituer à la quasi absence de WC publics, si des aides réelles étaient mises en place pour les personnes à la rue, addictes, etc, si la métropole s’occupait RÉELLEMENT de la propreté, … Tout comme nous ne craindrions pas les commerces gentrificateurs s’il n’y avait pas des années d’attente pour un HLM, un encadrement des loyers, et ainsi de suite…

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    • Electeur du 8e © Electeur du 8e ©

      Mais purée, pourquoi considérer qu’un quartier “populaire et vivant” doit nécessairement être dégradé, sale et bruyant, et que ceux qui y habitent doivent supporter cela sans rien dire parce que leur “petit confort” est méprisable ? C’est de la pauvrophobie ?

      Attendre de la métropole qu’elle s’occupe “réellement” de la propreté est une revendication légitime qui n’exclut pas de se demander pourquoi c’est sale. La saleté et les dégradations n’apparaissent pas par l’opération du Saint-Esprit.

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  8. Court-Jus Court-Jus

    J’ai habité le quartier pendant 12 ans et rien de nouveau, ce quartier oscille entre gentrification et racines populaires, sans jamais totalement basculer dans l’un ou retourner dans l’autre, avec des boutiques improbables qui s’y ouvrent, s’y ferment, et parfois tiennent la route contre toute attente. Bref, je trouve l’article assez creux … Je comprendrais qu’on tape sur une énième enseigne “Paul”, un McDo ou un Subway mais là, même si les concepts peuvent parfois faire sourire, je trouve qu’on est encore très loin d’une uniformisation. Il y a des modes, oui, la belle affaire, celle-ci dure depuis un moment déjà, BecBunzen qui a ouvert il y a déjà 6 ans utilisait déjà ces codes.
    Sinon, qualifier Court Circuit d’historique alors qu’il doit avoir une dizaine d’années est très exagéré.

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    • pierre-yves pierre-yves

      +1. Court circuit historique c’est vraiment la preuve que l’article est plus sur des sensations qu’autres choses. Un article assez loin de la rigueur ces débuts de Marsactu.

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  9. Pierre Albouy Pierre Albouy

    Ça fait plaisir de lire tout ces commentaires tous différents et pertinents..
    Effectivement, quand on est un jeune journaliste ayant fait toutes ses formations et stages à Paris, on peut imaginer qu’il suffit de critiquer la “boboisation” pour devenir un bon marseillais…
    Manque de bol, Marseille est bien plus intelligent et complexe que ces caricatures…
    Même si c’est l’article du samedi, vu les enjeux politiques actuels, il y a mieux à raconter et enquêter
    Bises à tous

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  10. Esti Esti

    C’est assez troublant de lire un article de cette longueur qui critique ces nouvelles devantures et qui ne prend même la peine de nous rappeler ce qu’il y avait avant. Avant c’était aussi très uniforme, mais dans le très moche avec des grandes plaques de plexiglas recouvertes d’un maximum de textes et d’images dans des couleurs criardes et quatre ou cinq polices de caractères différentes.
    Donc vraiment, les devantures c’est la dernière chose à critiquer dans le renouveau des commerces marseillais.

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  11. Patrick6000 Patrick6000

    On vous croirait nostalgiques des enseignes PVC Decoup’pub ! Pourquoi pas, mais peut-être pourriez-vous alors consacrer un article à l’uniformisation des enseignes d’épicerie de nuit, qui elles aussi tendent à une uniformisation étonnante.

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    • Anne Givord Anne Givord

      Merci d’avoir introduit la question des enseignes des fameuses “Alim”! Ou encore épiceries de nuit, en language ” d’antan”.
      L’uniformisation de ceux boutiques, où tout se ressemble : noir et rouge au programme. Personnellement,j’ai du mal… Je ne peux m’empêcher de penser aux enseignes des sex shop,qui eux ont tous quasiment disparus.

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  12. ruedelapaixmarcelpaul ruedelapaixmarcelpaul

    “J’ai travaillé avec une graphiste autour des idées de convivialité, d’inclusivité et de proximité”
    c’est beau comme un post Linkedln

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    • liovelut liovelut

      logique, c’est typiquement le genre de faune sortie d’école de commerce (pardon, de business school of management) profitant des “opportunités” du marché marseillais qui sont capables de pondre un post linkedin pseudoinspirant (enfin le pondre… demander à leur IA pref de le faire surtout)

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  13. Zumbi Zumbi

    Heureux d’apprendre que Jacquie et Michel introduisent de la tendresse dans le commerce local.

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  14. Eric Eric

    Commerces ouverts par des néo mais il aurait été très intéressant de se pencher sur l’origine d’une des parties essentielles de l’affaire, les propriétaires des murs qui sont quasi exclusivement marseillais. Et donc de se pencher sur la responsabilité de ces propriétaires sur le visage qu’ils donnent de notre ville, quels loyers appliquent-ils, s’intéressent-ils à la vie de quartier…

    Dommage, je m’attendais à un article de fond, c’est un papier de forme qui colle à une mode et c’est un Parisien qui nous fait passer pour des gens amers et rétrogrades.

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  15. Assedix Assedix

    C’est dommage, l’idée de départ était très bonne…
    Personnellement, je regrette amèrement la devanture de FRANÇOIS (le restaurant de fruits de mer) sur le Prado, avec ses lettres orange sur fond marron comme on n’en fait plus et son point sur le I. https://tiny.cc/vc5w001

    Ce serait super que Marsactu ne laisse pas tomber le sujet et le reprenne cet été avec peut-être plus de matière et moins de parti-pris.

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  16. Nicolas Sonina Nicolas Sonina

    Mais il est où votre problème ? Que des jeunes graphistes se réapproprient le domaine de l’enseigne ? Que le prix du Ricard augmente à la Plaine ? Que de jeunes entrepreneurs de Marseille ou d’où qu’ils viennent , voient dans ce quartier la possibilité de lancer une boutique ou un resto original et/ou personnel ? Vous préférez peut-être l’arrivée en nombre des McDo et compagnie ?

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    • polipola polipola

      Ah ben oui, si jamais on a un problème avec ça c’est sans doute qu’on préfère que ce soit des macdo qui arrivent. Votre largeur d’esprit vous honore. Et si vous ne voyez pas le problème par ailleurs il n’y a sans doute plus rien à dire.

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    • Enzo Branca Enzo Branca

      Oui, l’augmentation du prix du Ricard à la Plaine est un vrai problème, ne vous en déplaise. Excusez nous de ne pas avoir un PEL à craquer chaque semaine quand on va voir le match.

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    • Assedix Assedix

      @Enzo Branca: mais globalement ce ne sont pas tellement les commerces déjà présents qui augmentent leurs prix, ce sont plutôt de nouvelles adresses qui soit occupent des locaux vacants soit remplacent des commerces qui ne marchaient pas très bien.

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  17. Bellaudon Bellaudon

    2600 ans d’histoire, ce n’est pas rien pour se forger une identité marseillaise complexe et plurielle. Cet article est plein d’une nostalgie de la misère qui frise l’indécence : jadis, le “c’était mieux avant” sous la plume d’un Horace Bertin par ex était foutrement plus réac. Alors vive les sublimes tags, crachats muraux d’ados à la gueule des façades jadis bourgeoises ! Contemplons les rats galopant, trottinant, gambadant la nuit sur les trottoirs ! Quelle délicieuse identité que celle de ces marchés où pullulent les trucs à deux balles made in China ! Les bobos parisiens vous auraient colonisé, peuchère ! Auriez-vous une pleine conscience de l’histoire de Marseille maintenant en remontant même, disons, jusqu’aux temps des Phocéens qui ont dégommé les Salyens avec cette allégorie d’un mariage de pacotille entre Protis et Gyptis?

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  18. Dominique Benhaïm Dominique Benhaïm

    Le sujet est intéressant mais l’article mériterait d’être plus fouillé. Tout comme les commentaires.
    La Plaine, le Cours Ju, Notre Dame-du-Mont, les Cinq Avenues ont une histoire qui remonte bien au-delà des 20 dernières années. Ce n’a pas toujours été des quartiers paupérisés. Certaines artères étaient même plutôt bourgeoises avec des rues perpendiculaires plutôt ouvrières (ouvriers, employés, petits commerçants). Il y avait de belles boutiques, par exemple, rue Fontange, bd de la Libération.
    Je connais cette partie de Marseille depuis toujours. Mon père y est né et y a grandi, sa mère y a vécu jusqu’à la fin. Avant d’apprendre à faire du vélo à La Plaine, j’y ai fait des tours à dos d’âne. Etudiante, je sortais au Cours Ju qui depuis le milieu des années 1980 s’était métamorphosé. Après l’ouverture de l’Espace Julien. Rapidement plein de restaurants, de bars s’étaient ouverts. Des galeries d’art, des boutiques-ateliers de créateurs. Pendant les années 1990, c’était devenu à la fois un haut lieu de la culture alternative et un quartier branché.

    Pendant ce qu’on a appelé la Movida marseillaise, chaque lieu avait une originalité propre, bien spécifique. On était pas sur des concepts d’école de commerce.

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