Face au trafic, les agentes sociales des Flamants attendent des actes du département

Actualité
le 28 Nov 2025
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Aux Flamants, les agentes sociales ont quitté la Maison départementale de la solidarité sous la pression du point de deal. Le département, lui, bute sur la réponse à apporter pour concilier permanence de l'offre de service public dans le quartier et maintien de la sécurité des agents.

La Maison départementale de la solidarité des Flamants (14e arrondissement), à quelques mètres d'un point de deal. (Photo : Z.C.)
La Maison départementale de la solidarité des Flamants (14e arrondissement), à quelques mètres d'un point de deal. (Photo : Z.C.)

La Maison départementale de la solidarité des Flamants (14e arrondissement), à quelques mètres d'un point de deal. (Photo : Z.C.)

À huit heures et demie, le soleil caresse les bâtiments de la Maison départementale de la solidarité (MDS), quartier des Flamants dans le 14e arrondissement de Marseille. L'air mord les doigts. Bien décidée, Ahlem* tire la porte de l'accueil social, sans succès. Sur une feuille A4 sommairement scotchée, ces quelques mots : "La MDS est fermée ce jour", avec un numéro. "Il faut appeler, madame", vient la renseigner un agent de sécurité à l'embrasure de l'entrée. Même scène avec plusieurs mères de famille dans les minutes qui suivent.

Ahlem s'éloigne de quelques pas et lève les yeux vers le bâtiment : "Je vais faire comment ?" Elle touche six cents euros par mois de revenu de solidarité active (RSA) qu'elle donne pour moitié à son fils aîné. "Moi, si je ne mange pas, il n'y a pas de problème, mais les enfants, ils mangent quoi si je n'ai pas d'argent ?", sanglote-t-elle. Pour que son aide soit maintenue, elle doit signer un contrat d'engagement. Mais elle ne peut le faire qu'à la MDS.

Depuis quelques jours, les quelque cinquante agentes du pôle social ont quitté le site, en faisant état d'intimidations liées au réseau de narcotrafic, établi de longue date sur le parking en contrebas. Le suivi des dossiers est toujours assuré, mais à distance. Une semaine après le rassemblement en hommage à Mehdi Kessaci, frère d'un militant contre le narcotrafic, les agentes soulignent que . . .

Zoé Cottin

Commentaires

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1 commentaire


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  1. JK

    M Vassal s’est prononcée (intervention à la radio) au sujet des salariés d’orange qui ont dû fuir le quartier où ils travaillent mais pas grand bruit pour ses fonctionnaires qui travaillent dans les mêmes conditions.

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