La SPA gagne une nouvelle partie de son bras de fer avec la Ville

Actualité
le 27 Nov 2020
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La SPA Marseille Provence vient d'obtenir une victoire en justice face à la Ville de Marseille, qui souhaitait confier la fourrière animale à un prestataire privé. Une nouvelle étape dans un feuilleton à couteaux tirés entre la mairie et la société protectrice des animaux.

Le centre animalier tenu par la SPA Marseille-Provence situé à La Valentine. (Photo : LC)
Le centre animalier tenu par la SPA Marseille-Provence situé à La Valentine. (Photo : LC)

Le centre animalier tenu par la SPA Marseille-Provence situé à La Valentine. (Photo : LC)

Le monde des amis des animaux n'est pas le paradis à plumes et poils où les amateurs de chien et les mamies à chats sont tous unis dans le soutien à la cause. On s'y crêpe le chignon, on se traite de noms d'oiseaux, on se traîne devant les tribunaux. Dans ce contexte peu pacifique, le torchon brûle depuis des mois entre la Ville et la SPA Marseille Provence et son charismatique porte-parole, ex président et "responsable bénévole", Xavier Bonnard. Ces derniers viennent de remporter une manche dans ce bras de fer en faisant annuler la décision de la Ville d'attribuer le marché de la fourrière municipale à la Fondation Clara.

Le différend pourrait paraître anecdotique mais il ne l'est pas compte tenu de la sensibilité de la question animale et du montant de ces marchés, environ 700 000 euros par an. En août dernier, alors que l'association gère la capture et la prise en charge des animaux errants pour la Ville depuis 2001 sans interruption, cette dernière a décidé d'écourter le contrat en cours. Une décision qui faisait suite . . .

Benoît Gilles
Journaliste

Commentaires

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5 commentaires


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  1. Alain Barbé

    Pourquoi ne susurreriez pas à nos édiles municipaux de simplement ne pas renouveler les marchés en cours et de considérer cette mission d’assistance aux animaux comme une mission d’ordre public, ne pouvant être déléguée à une société privée. L’espace et les locaux ne devraient pas manquer, si on tiens compte du patrimoine immobilier. Ce serait un moyen de re-localiser précisément. Les animaux recueillis ne sont pas des utilisateurs de moyens de transport modernes. Ils ne se perdent qu’à l’endroit où ils sont. Ils y resteraient donc.

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    • GlenRunciter

      Vous pensez sérieusement qu’on peut monter une fourrière municipale comme ça en claquant des doigts du jour au lendemain ?

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  2. Piou

    Pour précision : il s’agit du juge des référés du tribunal administratif (et non tribunal des référés) qui rend des ordonnances (et non des jugements). C’était un référé contractuel (article L551-13 du code de justice administrative) ? Merci

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  3. Sandra Blanchard

    Il faut tout de même un motif juridique pour déclarer sans suite un marché public …motif qui a l’évidence ne peut pas être « la décision du juge ne m’arrange pas » alors pour la 3ème fois en seulement 6 mois je relance la procédure. Pour mémoire la capture comme la fourrière animale sont des services publics obligatoires et donc la ville a l’obligation de l’organiser. Les querelles personnelles n’ont pas à guider les politiques publiques

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    • GlenRunciter

      Non si aucune des offres n’est jugée satisfaisante, l’appel d’offre peut être déclaré infructueux. Mais ce que je ne comprends pas c’est pourquoi l’offre de Clara doit être écartée. Ils n’ont qu’à rejuger toutes les offres, en faisant plus gaffe !

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