Manifesta expose l’habitat précaire dans les salons du musée Grobet-Labadié
La biennale d'art contemporain Manifesta a officiellement ouvert vendredi. Le musée Grobet-Labadié est le premier lieu à accueillir une exposition sur la question sensible de l'habitat.
Photographie d'un appartement déserté de la rue de la République par Martine Derain, exposée au musée Grobet-Labadié. (Image LC)
La grande biennale européenne annoncée depuis plusieurs années à Marseille a ouvert ses portes vendredi. Ou plutôt, a ouvert des portes, à commencer par celles du musée Grobet-Labadié. La demeure cossue de la fin du 19e accueille en effet depuis vendredi dans ses pièces à hauts plafonds et parquet lustré les premières œuvres de Traits d'union, la programmation officielle de Manifesta. Le petit musée méconnu des Marseillais et souvent fermé pour des raisons diverses se retrouve premier maillon du premier chapitre intitulé "La Maison" d'une programmation qui s'étirera jusqu'au 29 novembre.
(Re)lire notre interview de la coordinatrice générale de Manifesta
Une belle demeure pour parler du concept de "Maison", certes. Mais avec comme fil conducteur l'idée de bousculer le paisible hôtel particulier par des pichenettes bien senties.
Ce n'est pas la première fois que Grobet-Labadié est ainsi investi par des artistes contemporains. En 2019, Sophie Calle s'y était essayée, aussi lors d'une exposition multi-sites à travers la ville, glissant un peu de son histoire personnelle entre la vaisselle en porcelaine et le mobilier vernis. Cette fois-ci, plusieurs artistes internationaux aux envergures diverses ont contribué au détournement des lieux avec des installations tournant autour de la question de l'habitat.
"Parler de ce qu'est une maison aujourd'hui"
"On trouve ça normal, quand on parle d'histoire . . .
Vous voulez lire la suite ?
vous voulez lire la suite ?
Ce qu’il y a de plus indigne dans cette histoire ce n’est pas l’habitat mais l’exposition.
Se connecter pour écrire un commentaire.
C’est ce qui m’indigne aussi. Vouloir faire de l’art sur le misère, ce n’est pas de l’art mais de la récupération.
Se connecter pour écrire un commentaire.