Aux Prud’hommes d’Arles, le procès du travail détaché
Ce mardi, au conseil de prud’hommes d’Arles, se tenait la dernière audience du procès de cinq travailleurs agricoles originaires du Maroc, contre Laboral Terra, une entreprise d’intérim espagnole et huit entreprises agricoles françaises.
Le huis-clos a été levé pour cette audience symbolique devant le tribunal des Prud'hommes d'Arles. Photo : Sandrine Lana
Dans la salle Pons Dedieu à Arles, cette troisième audience se tient sous l’égide d’un juge départiteur. Lors de la première instance, les juges des Prud'hommes n'avaient pas réussi à adopter une position commune. Elle se tient sans public en cette fin d’état d’urgence sanitaire dans une salle au trois-quart remplie de robes noires. Quelques journalistes complètent les chaises espacées d’un mètre. Deux avocats représentent les cinq salariés à l’origine des plaintes et une dizaine de leurs confrères défendent les entreprises françaises bénéficiaires de la main-d’œuvre espagnole (Hmong, Quali Prim, Mehadrin Services, Coccolo, Les Jardins Bio de Martine, Le Clos des Herbes et le GAEC Durance Alpilles, Vilhet Fruits).
La grande absente est Laboral Terra, qui s’est déclarée en liquidation judiciaire depuis le 13 juin 2019, soit quelques jours avant une audience importante devant cette même juridiction (lire notre article à l'occasion de cette première audience). L’avocate espagnole mandataire de la liquidation a indiqué au juge qu’elle “ne viendrait pas à cause du COVID et que de toute façon ‘on’ [Laboral Terra, NDLR] ne se déplace pas”, rapporte Philippe Bruet, qui préside l’audience.
Condamnation solidaire
Toutes situ . . .
La concurrence libre et non faussée qu’il disait. L’héritage de Sarko: Germinal.
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