Une vie sous confinement en récits : jalousie, envie, colère
Pendant le confinement, Marsactu propose à ses lecteurs de partager leurs récits, créations et réflexions dans l'Agora. Chaque samedi, nous vous invitons à découvrir des extraits des billets publiés au cours de la semaine.
"Il y a des familles qui se morfondent dans les plus étroits des logements et d’autres qui occupent des appartements assez vastes pour goûter aux plaisirs de l’ennui. Je fais partie de la seconde catégorie et je n’estime cependant pas être des plus privilégiés. Car il y a des traîtres, des infâmes, des faux jetons qui ont aussi droit à un jardin. Ceux-là, lorsqu’ils vous appellent (et comme par hasard, ils vous appellent souvent) ne manquent pas de détailler le plaisir qu’ils prennent à la fréquentation et à l’entretien de leur lopin ; « Ah tu verrais les iris, et les lilas, et le cerisier !".
Cinquième semaine de confinement, les esprits s'échauffent et on se laisse plus volontiers aller à des sentiments amers, on pêche par agacement. Michéa Jacobi, non sans une pointe d'humour, jalouse les confinés privilégiés, mais a aussi dégoté, dans sa démarche de "déconfinement" de l'esprit, un réjouissant passage de Balzac consacré au phénomène du Parisien à la campagne qui aurait pu être écrit de nos jours, et
Commentaires
0 commentaire
ou connectez-vous si vous êtes déjà abonné⋅e.