Habitat indigne : une plainte pour violences aggravées contre le candidat LR à Vitrolles
Propriétaire d'un immeuble frappé d'arrêté de péril, le candidat LR à Vitrolles, Christian Borelli fait l'objet d'une plainte d'un de ses locataires pour des violences volontaires aggravées. L'affaire part d'un différend sur fond de travaux d'urgence et d'évacuation sans ménagement des biens du locataire.
Le candidat LR à Vitrolles, Christian Borelli, est visé depuis fin décembre par une plainte pour violences volontaires aggravées "compte tenu de la vulnérabilité de la victime", vol et dégradations de biens d'autrui. L'avocat Brice Grazzini l'a déposée auprès du parquet au nom de Jean-Pierre Derieux, locataire au 15 rue de la Loubière. Ce petit immeuble d'angle du 6e arrondissement, dont l'élu et candidat vitrollais est le propriétaire unique, est frappé d'arrêté de péril depuis le 19 juillet 2019.
Jean-Pierre Derieux reproche à son propriétaire de l'avoir frappé et menacé, le 18 septembre, alors qu'ils procédaient au déménagement de ses affaires et à leur stockage dans un box, afin de faciliter les travaux nécessaires à la sortie du péril grave et imminent qui touchait cet immeuble. "Nous avons procédé au déménagement d'une partie de mes affaires, le matin, raconte le locataire. Monsieur Borelli était là en compagnie de son fils et de ses ouvriers. Ils sont ensuite allés déjeuner. Quand ils sont revenus, le ton a changé. Peut-être avaient-ils bu. Je ne sais pas. En tout cas, ils s'en sont pris violemment à moi. D'abord son fils puis monsieur Borelli lui-même qui s'est mis à me hurler dessus et à me violenter".
Ces faits auraient pu rester dans l'opacité de la relation contradictoire entre bailleur et locataire si Jean-Pierre Derieux n'avait pas eu la présence d'esprit d'enclencher l'enregistreur audio de son téléphone pour témoigner des violences, injures et menaces de mort dont il dit avoir été l'objet. Dans la plainte que nous avons pu consulter, les extraits de l'enregistrement sont ainsi retranscrits :
A 00:26 : « Je mets tout à la décharge, ça suffit maintenant » - A 00 :34 : « Ça suffit de . . .
Grand Merci pour cet article, ces faits nauséabonds ne semblent pas intéresser le journal de Bernard dirigé par Pierre-Olivier.
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