Des proches d’anciens internés exhument le passé psychiatrique de l’hôpital de la Timone

Échappée
le 15 Nov 2025
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Avant de devenir un hôpital généraliste, le CHU de la Timone à Marseille a été un "asile d’aliénés". Des patients, internés contre leur gré, y ont passé des années avant d’y mourir. Les enquêtes menées par leurs descendants rassemblent témoins et archives. Et font rejaillir le passé enfoui de l’hôpital.

Nicolas Guégan. (Photo : Meriem Bioud)
Nicolas Guégan. (Photo : Meriem Bioud)

Nicolas Guégan. (Photo : Meriem Bioud)

Une petite fille avec un bonnet à pompon, la bouche crispée et un regard dur apparaît au premier plan de la photo qui sert de fond d’écran à l’ordinateur de Nicolas Guégan. Cette petite fille, c’est Antoinette Arabadjian, sa grande-tante paternelle. Sur le cliché, elle a huit ans. “C’est la photo de passeport qui a été prise à Athènes après le départ d’Arménie, lorsque sa famille vient de fuir Smyrne, [aujourd’hui Izmir en Turquie]. Quand je l’ai découverte, j’ai été bouleversé par son visage”, confie ce journaliste indépendant. Après la photo, la famille se rend à Marseille où elle sera hébergée au camp Oddo, avant de s’installer rue de Bussy l’Indien (6e). Antoinette mourra en 1942, à l’âge de 28 ans, deux jours après avoir ...
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Commentaires

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  1. Francesca arena Francesca arena

    Bonjour ! Super article. Dans ce livre il y a des informations sur l’histoire de l’asile de st.pierre de Marseille et ses transformations.
    https://share.google/NwVzo5iRXWP8eAeZK

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  2. Pussaloreille Pussaloreille

    Quand j’étais petite, j’ai souvent entendu l’expression « il/elle est bon/ne pour la Timone ! »… On m’expliquait que c’était l’asile de fous, ce qui était a la fois effrayant et fascinant (à Paris on dit Ste Anne…). La réputation redoutable de ce lieu mystérieux a dû perdurer plusieurs années encore après ces tristes épisodes…. Quoi qu’il en soit, saine démarche que d’interroger les traitements subis par les patients d’autrefois, que ce soit pour des raisons familiales (oui, bien sûr, la mémoire des traumatismes…) ou pour éclairer les pratiques d’aujourd’hui.

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  3. Flavien Rouillard Flavien Rouillard

    Bonjour marsactu, loi du 30 juin 1838 pour la présence d’un établissement par département.
    A lire Jean baptiste Lautard, médecin pour “la maison des fous” de Marseille

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