Contrats de l’eau : MPM entre connivence et amateurisme

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le 28 Avr 2014
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Trois milliards d'euros, le magot de la gestion de l'eau à la communauté urbaine a de quoi exciter les multinationales. Les trois mastodontes made in France du domaine, Veolia, Suez, et la Saur se sont intéressés à tout ou partie des quatre contrats, un de distribution, trois d'assainissement, proposés pour une durée de quinze ans. Face à ce secteur où la concurrence est déjà limitée par le faible nombre d'acteurs, Marseille Provence métropole a-t-elle tout fait pour obtenir le meilleur service pour les usagers au meilleur prix ? C'est en somme la question posée à la chambre régionale des comptes (CRC) par le préfet de région en décembre dernier. La demande est assez peu commune : quatre procédures simultanées (une par contrat), c'est plus que les trois dossiers instruits par l'ensemble des chambres régionales en 2013.

La réponse de la CRC a été rendue ce lundi et elle est accablante pour la communauté urbaine. Malgré la satisfaction affichée par le président PS de l'époque, Eugène Caselli, le résultat des négociations est ainsi jugé "très favorable aux intérêts du délégataire" pour le contrat de l'eau attribué comme le précédent à la Société des eaux de Marseille. Le même qualificatif est utilisé pour deux des trois contrats d'assainissement eux aussi remportés par la SEM ; le contrat couvrant Marseille attribué à la sortante Seram est lui jugé simplement "favorable" pour l'entreprise. "Le délégant [la communauté urbaine, ndlr] aurait pu obtenir davantage, explique Louis Vallernaud, le président de la CRC. Soit par un prix plus bas, soit pour effectuer plus de travaux, soit en obtenant une durée moins longue du contrat."

L'ancien pr . . .

Rédaction de Marsactu

Commentaires

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5 commentaires


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  1. Anonyme

    On n a pas le choix sur notre territoire d avoir une gestion publique de l eau.
    Mpm ne possède pas dans ses rangs de personnels capables de memer à bien le dossier et le transfert prive/public.
    Et avec l eau on ne peut pas faire de la politique le critère no 1 car il en va de la santé.
    Il nous restait donc 3 vrais opérateurs,dont 1, la Saur bien malade et victime de lutte de participation et de stratégie,la Saur était incapable de prendre le marché.
    A Suez l assainissement avec la Seram et à Veolia la distribution de l eau avec la Sem,le tout pas trop mal négocié et avec un bon service pour les usagers / consommateurs.
    Ne nous attardons pas trop longtemps sur le sujet,il y a bien d autres scandales sous le tapis à Mpm que celui là.

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  2. MP

    Un scandale portant sur 3 Milliards c’est quand même pas mal! Et puis c’est l’ensemble des habitants qui va payer plus cher le mètre cube d’eau, avec les revenus moyens des marseillais , je pense qu’une facture moins élevée leur ferait plaisir. Quand au personnel qualifié capable d’assurer une régie , il existe , il est salarié de la SEM , et il est repris dans son intégralité sauf le directeur et le trésorier, cela s’est passé dans toutes les villes qui sont revenues en régie comme Paris. Sur la santé , la prévision d’une eau radioactive dans les années qui viennent devrait inquiéter tout le monde , comme les chlorations excessives pratiquées par la SEM pour une eau naturelle venant des ALpes et qui mérite peu de traitement . Oui , on avait le choix pour une eau moins chère et de meilleure qualité mais le marché de l’eau ça s’arrose …

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  3. Citoyen de l'Estaque

    Sans vouloir offenser les ingénieurs et les juristes territoriaux de la CUM, aucun organisme public peut aujourd’hui apporter une expertise technico-administratives suffisante, pour analyser en profondeur les offres des candidats délégataires et en dresser les préconisations correctives ou l’argumentaire juridique pour rejeter purement leurs propositions. Les compétences ont disparu avec l’abandon de la maîtrise d’œuvre au privé. Ainsi, les villes et les EPCI subissent depuis belle lurette les affres juridiques induites par l’opacité des dossiers et des prix imposés par les véritables techniciens de l’eau et l’assainissement. Il faudrait débaucher les meilleurs ingénieurs de la gestion de l’eau dans le privé pour espérer approcher la vérité!

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  4. Valmy

    Après la gouvernance, la connivence partagée.

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  5. Anonyme

    Mais ,nos élus ne sont pas corrompus , la preuve…

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