La mémoire de Salim Hatubou rayonnera en milliers de livres depuis le Plan d’Aou
Lors du dernier conseil municipal, la Ville s'est engagée à donner le nom de Salim Hatubou à la future médiathèque du Plan d'Aou. Une manière de célébrer la mémoire d'un conteur et écrivain brutalement disparu, il y a quatre ans. Et travailler à la postérité d'une œuvre largement méconnue de la toute jeune littérature comorienne francophone.
Détail d'un portrait de Salim Hatubou, en 2010. (Photo : Yohanne Lamoulère)
Avec un peu d'imagination, on peut déjà imaginer son sourire flotter en écharpe au-dessus de l'éperon du Plan d'Aou, et la mémoire de Salim Hatubou rayonner en milliers de livres empruntés. Le conteur et romancier est parti brutalement, le 31 mars 2015. Emporté par un arrêt cardiaque foudroyant. Ce cœur qu'il avait immense l'a lâché, le salaud, laissant une famille et des amis inconsolables. Et derrière lui une œuvre conséquente. À 41 ans, Salim Hatubou avait déjà signé trente livres : contes, romans, albums illustrés, livres de photos, pièces de théâtre. Un pan entier de l'histoire récente de la jeune littérature comorienne d'expression française, un morceau de l'histoire de Marseille, sa ville d'exil depuis 31 ans.
Pour ancrer plus encore la mémoire de l'homme de plume, son nom sera désormais associé à la future bibliothèque du nord marseillais. Au cœur de l'ancienne cité rénovée, un très vieux projet de médiathèque doit voir le jour avant la fin de l'année. Les livres sont en cours d'acquisition. Le chantier est dans ses dernières finitions. Le lieu a désormais un nom. La décision a été entérinée lors du conseil municipal de lundi.
Les élus communistes Valérie Diamanti et Jean-Marc Coppola y présentaient une nouvelle demande de dénomination de l'avenue des Aygalades, faisant suite au 24e hommage en mémoire d'Ibrahim Ali, refusée. Dans la foulée, les conseillers municipaux communistes ont écrit au maire en y associant cette fois le nom de Salim Hatubou. "Ces dénominations seraient l'hommage rendu par la ville à deux Marseillais d'origine comorienne aujourd'hui disparus", a dit Valérie Diamanti, lors de la séance . . .
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