Fermeture du lieu de nuit la Meta à Marseille : « La fête ne doit pas devenir un privilège »
Lieu emblématique et hors cadre réglementaire de la nuit marseillaise, la Meta - Zone libre a fermé le 27 septembre. L'événement rappelle le manque chronique d'espaces de fête à Marseille et alarme les acteurs d'un écosystème fragile.
À l'intérieur de la Meta, lieu alternatif d'organisation de soirées, à Marseille. (Photo : CBy.)
"La fête, c'est un choix politique." Dans les lumières tamisées du Molotov, petite salle de concerts tout près du cours Julien (dans le 6e arrondissement de Marseille), ils sont une douzaine d'intervenantes et d'intervenants à acquiescer. Ce jeudi 23 octobre au soir, les discussions se penchent sur l'avenir de la Meta - Zone libre, lieu exploité depuis neuf ans par Metaphore Collectif, frappé le 27 septembre dernier d'une mesure de fermeture de la part des autorités, comme en ont rendu compte le mensuel Tsugi et La Provence. Plus largement, le débat dresse le panorama de l'écosystème local — mince et fragile — des lieux de nuit, de leurs difficultés à exister, de "leur suffocation", comme le résume une intervenante.
Une nouvelle soirée de soutien à Metaphore Collectif est organisée, au Petit Cab, à la Friche La Belle de Mai, ce mercredi 29 octobre, pour cette fois imaginer l'avenir des nuits marseillaises en général et de ce lieu singulier en particulier.
Au bout d'un petit chemin qui sent l'automne, par-delà un grillage, dans une zone artisanale, une large porte s'ouvre sur un hangar semblable à celui du charpentier et du carrossier voisins. Bienvenue à la Meta. En bas, un espace DJ, des consoles, une petite scène et un patio ; en haut, une mezzanine avec quelques canapés noirs et un bar. Un espace de liesse et de longues nuits moites, caché quelque part du côté de Sain-Jean-du-Désert, dans le 12e arrondissement de Marseille, entre les grues d'un chantier tout proche et des entrepôts sans âge.
Libertés et risques
Depuis 2016, dans ce coin de ville en mutation . . .
Très belle article, mais…
La question qui n’est pas évoqué dans l’article, c’est celle de la sécurité du bâtiment …
Les organisateurs ne parlent que des nuisances sonores, mais le hangar peut il accueillir structurellement autant de personnes sans des risques d’effondrement ? Il y a aussi cela dans la mise en conformité…
L’article ne détaille absolument pas ce qui lui est reproché et pourquoi la fermeture a été prononcé, et en quoi depuis 2016 ( presque 10 ans) la Meta etait hors la loi?
N’y a t’il pas une forme de détournement de la concurrence en faisant de tels chiffres sans contraintes administratives, alors que les autres théâtres et lieux de concert doivent l’appliquer?
C’est un sujet complexe qui , il me semble, est abordé ici de manière vraiment ultra simpliste…
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Question annexe: quid des équipements de prévention et de sécurité exigés pour l’accueil du public (portes anti-panique, détecteurs de fumée et de chaleur, extincteurs,sprinklers automatiques, etc). Si un incendie se déclare et cause des victimes, les assureurs n’auront que faire des bonnes volontés et des bons sentiments des responsables de l’évènement, si tant est qu’on puisse les définir. Certains d’entre nous se souviennent de l’incendie du « 5/7 » le 1/11/1970, 146 décès quand même….. https://fr.wikipedia.org/wiki/Incendie_du_5-7
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Bonjour, merci de nous lire et de commenter nos articles. Comme il est précisé dans celui-ci, la Meta ne disposait pas des autorisations administratives encadrant les établissements recevant du public (ERP) pour fonctionner. Toutefois, ce n’est pas l’angle que nous avons retenu pour traiter ce sujet. Cette enquête se penche, de manière plus globale, sur le manque de lieux de nuit et de fête à Marseille. Ce que pointent de très nombreux acteurs du secteur qui dénoncent le peu d’intérêt du politique à l’égard de ces esthétiques musicales et de leurs publics.
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La ville, et la métropole sur certains volets, doivent se doter d’une politique qui permette d’accompagner ces pratiques culturelles, les acteurs qui les portent et leurs publics. Ce n’est pas le cas actuellement et c’est un vrai problème que vous avez raison de souligner.
Mais je souscris pleinement aux commentaires d’habitant du 1er et de Richard Mouren.
Les questions de sécurité du bâtiment et du public sont évoquées de façon très légère dans l’article et sous le seul angle de la contrainte.
Un collectif qui organise autant d’évènements et accueille autant de public, depuis aussi longtemps, ne peut pas continuer à s’affranchir des obligations de sécurité qui visent à protéger en premier lieu le public accueilli.
N’attendons pas un (nouvel) évènement aussi dramatique dans un ERP que les effondrements de la rue d’Aubagne l’ont été dans le logement, pour prendre au sérieux les questions de sécurité des bâtiments et des publics.
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