Simon Abkarian, un sacré menteur!
Le Menteur, c’est un peu un concentré de ce qu’ a pu produire le théâtre Italien à l’époque de son auteur, Carlo Goldoni. C’est ainsi qu’on retrouve cette semaine et jusqu’au 28 mars sur la scène du Gymnase à Marseille, un petit bout d’une Venise décadente, un jour d’aqua alta, où la ville est envahie par les eaux de la lagune. Il y a les immeubles étroits de trois ou quatre étages de Venise et même l’eau qui recouvre la scène. Juste histoire de vous mettre dans l’ambiance !
La force de ce spectacle est d’offrir une vision claire du texte et du personnage de Lélio (le menteur), campé par Simon Abkarian avec une poésie irrésistible. Le menteur est menteur parce qu’il ne supporte pas sa réalité. Il raconte une sorte de vie rêvée, riche, enthousiaste où il se voit comme un séducteur à la Don Juan maladroit. Il va s’inventer lui même au fur et . . .
décevant. Belle mise en scène, bons comédiens, mais le texte est tellement moraliste. Les efforts du metteur en scène n’y peuvent rien.
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