[Mal au centre] À Arles, Airbnb sature le marché de la location
Inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco, Arles, ville d'art et d'histoire est prisée par les touristes qui bénéficient pour se loger d'une large offre via les plateformes de locations en ligne entre particuliers. Au détriment des locataires résidents.
La commune d'Arles, selon le prefet, doit faire partie de la métropole.
"Ah ça nous emmerde bien !" Difficile pour un agent immobilier arlésien qui fait dans la location de se contenir quand on lui parle d'Airbnb. La plateforme en ligne de location de courte durée chez l'habitant a pris ses aises dans la ville. Entre septembre 2016 et septembre 2017, quelques 1200 annonces ont été postées pour Arles sur le site, qui a comptabilisé 32 000 arrivées de voyageurs.
Airbnb a d'ailleurs positionné la ville inscrite au patrimoine mondiale de l'Unesco sur son podium annuel des villes françaises "les plus accueillantes"*. "Après avoir disparu du classement de l’année précédente, Arles fait son retour sur le podium. La ville a connu son pic de fréquentation la semaine du 3 juillet 2017, semaine d’ouverture des Rencontres photographiques", peut-on lire sur son site. Dans le centre-ville d'Arles, les touristes friands du "particulier à particulier" ont l'embarras du choix pour se loger. Ce qui n'est pas forcément le cas pour les locataires arlésiens.
Une simple recherche sans précision de date sur le site en question affiche pour Arles plusieurs centaines de logements, sans pour autant en préciser le nombre exact. Chambres privées, partagées ou logements entiers... Ne reste plus qu'à faire son choix. Questionné par Marsactu sur cette dernière catégorie, le service de communication de l'entreprise n'a pas souhaité transmettre d'information.
Mais en trifouillant un peu et en s'armant d'une calculatrice, nous avons trouvé : 600 logements entiers sont proposés . . .
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