« Le maintien de l’ordre au détriment de la liberté » en débat au tribunal administratif
Ce vendredi 23 octobre, plusieurs structures ont saisi la juridiction administrative en urgence, après des arrêtés pris par le préfet, interdisant notamment les manifestations ce samedi 24 dans le département. Une mesure jugée « liberticide » par les requérants.
Le tribunal administratif de Marseille. (Photo : Alexia Conrath)
Ce vendredi 23 octobre, le tribunal administratif de Marseille a examiné en urgence le recours déposé dans la nuit précédente par sept entités, dont la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et le Syndicat des avocats de France (Saf), contre les mesures prises jeudi 22 octobre par la préfecture des Bouches-du-Rhône pour « prévenir les troubles à l’ordre public » lors de la journée de mobilisation du samedi 24 octobre.
Dévoilés jeudi soir, les arrêtés interdisaient les manifestations, déclarées ou non, dans tout le département, suspendaient la circulation des transports en commun dans la métropole Aix-Marseille-Provence et étendaient le couvre-feu aux majeurs, les nuits des 24 et 25 octobre, autour des centres-villes commerçants de Marseille et d’Aubagne. Des mesures jugées "disproportionnées" et "liberticides" par les requérants, qui ont saisi la justice en urgence.
Une décision liberticide
"Le préfet préfère le maintien de . . .
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