Le Grand Port de Marseille pose au J0 la première pierre d’une ouverture sur la ville
Les travaux du J0 devront s'achever en 2030. (Photo : VA)
La promesse d’ouverture du port sur la ville est si ancienne qu’on en a oublié l’origine. Qu’importe, cette année, le Grand Port maritime de Marseille entre en phase de chantier pour un début de réalisation de ce vœu pieux, ou en tout cas, stagnant depuis la création du Mucem. Ce mardi, le GPMM conviait ainsi presse, politiques, promoteurs et investisseurs à la pose de la première pierre de son projet Le Phare. Plus précisément, il s’agit de la réhabilitation de la halle J0, pour en faire son siège, mais également des espaces de commerce, bureaux, restauration ou encore salle de conférence. Un lieu de formation et de pédagogie sur les activités portuaires est également prévu. Surtout, l’issue de ce chantier, mené par Eiffage et prévu pour 2030, devrait permettre l’ouverture de cette partie du port au public via la place de la Joliette.

Pose de la première pierre du projet de réhabilitation du J0. (Photo : VA)
Dessiné par Corinne Vezzoni, le projet est chiffré à 120 millions d’euros, dont Eiffage assure le financement total. Le Port lui paiera en échange un loyer sur vingt ans, dont le montant doit, in fine, s’aligner sur celui de l’investissement du promoteur. Ainsi rentabilisé, il permettra à Eiffage de marger sur les « espaces de valorisation », c’est-à-dire les bureaux et commerces. Pour allier la desserte des ferries et la déambulation du public, des portes permettront d’ouvrir et de fermer le bâtiment au gré des départs et arrivées. Le Port promet sur ce point une fermeture n’excédant pas 45 jours par an.
« Un nouveau morceau de ville, mais aussi un nouveau morceau de port, où les grues et les promenades vivront ensemble sans se gêner », imagine Christophe Castaner, président du conseil de surveillance du Port, conscient tout de même que « le Phare ne va pas tout résoudre ». Quoi qu’il en soit, avant cela, il faut terminer les phases de désamiantage et de déplombage — voire de déminage, une bombe ayant été retrouvée sur place — en cours.
Je croyais naïvement que moins de déchets ( objectif européen)+ tri ( payé dans les impôts locaux ) + recyclage ( conteneurs verts et jaunes ) = moins besoin d’un incinérateur or il va en falloir un plus gros ?
Se connecter pour écrire un commentaire.