De nouveaux acteurs poussent les anciens gérants des maisons pour tous vers la sortie

Enquête
le 12 Avr 2018
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La nouvelle répartition des associations responsables des 27 Maisons pour tous marseillaises a été validée lundi. Deux nouvelles structures se taillent une belle part du gâteau, tandis que plusieurs anciennes associations - la Ligue de l'enseignement, les Centres de culture ouvrière – tombent purement et simplement de la carte. De nombreux observateurs pointent des choix "politiques".

Le centre social - Maison pour tous de Saint-Mauront  ( Photo : Violette Artaud )
Le centre social - Maison pour tous de Saint-Mauront ( Photo : Violette Artaud )

Le centre social - Maison pour tous de Saint-Mauront ( Photo : Violette Artaud )

Elles incarnent l'action sociale de la municipalité dans les quartiers. Réparties dans tous les secteurs de la ville, les maisons pour tous offrent à la fois des loisirs, de l'animation, des services aux citoyens. Gérées dans le cadre de délégation de service public, les 27 MPT marseillaises se sont longtemps inscrites dans le cadre de l'éducation populaire et des grandes fédérations qui lui ont donné corps, Léo-Lagrange, le Centre de culture ouvrière, la fédération des amis de l'instruction laïque et plus récemment l'IFAC. Chaque renouvellement de ces conventions donne lieu à une ardente concurrence entre ces associations, confrontées par ailleurs à la baisse générale des subventions publiques. Signées pour six ans, elles représentent plusieurs millions d'euros de financements, une manne non négligeable en ces temps difficiles pour le monde associatif.

Or, après plusieurs reports, le dernier renouvellement de DSP, voté ce lundi en conseil municipal a donné lieu à un jeu inédit de chamboule-tout. Désormais quatre associations se répartissent 21 établissements, là où elles étaient six auparavant. La seule fédération historique a conserver la gestion de MPT est Léo-Lagrange. Plus récemment arrivé, l'IFAC limite ses pertes. En revanche, quatre autres associations sortent du jeu au profit de nouveaux acteurs, aux profils étonnants, Episec et Synergie Family qui se partagent la gestion de neuf maisons pour tous.

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De nouveaux venus, quasi inconnus

Hasard ou coïncidence, aucune des deux n'a candidaté l'une contre l'autre, leur permettant ainsi une entrée sur le "marché" particulièrement étendue. "Nous sommes ravis que de nouveaux candidats puissent participer à la gestion des Maisons pour tous, j'espère qu'ils rempliront le cahier des charges", s'est de son côté réjouie Sylvie Carrega, l'adjointe au maire (LR) en charge de l'action sociale.

Le premier, Episec, avait jusqu'ici la gestion d'un centre social à Val Plan depuis plus de 30 ans et d'une crèche d'insertion. Il récupère quatre Maisons pour tous. "On ne les connaît pas du tout", admet . . .

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Lisa Castelly
Journaliste

Commentaires

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3 commentaires


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  1. lilicub

    ah bon!!! Encore faudrait-il savoir si la Ligue de l’enseignement et les Centres de culture ouvrière ne bénéficiaient-elles pas d’une rente de situation au droit de cette gestion, rente octroyée qui plus est par les réseaux defferro-gueriniste et pimentée au gout du jour par l’improbable couple Mennucci/Ghali

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  2. Happy

    Bonjour Lisa, vous ne rapportez pas quels étaient les critères de sélection des candidats ? Difficile d’écarter le soupçon de critères « politiques », comme les acteurs en concurrence s’en font réciproquement le reproche. Mais on pourrait déjà juger si les critères « officiels » étaient crédibles. Bon, sans vouloir faire de procès systématique à la Ville de Marseille, le précédent de l’attribution des TAP à des structures surgies de nulle part (et qui y sont retourné très vite) ne plaide pas en sa faveur.

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  3. Voyageur

    Ici comme ailleurs dans cette ville, la cooptation, le népotisme et la concussion règnent en seuls maîtres.

    Dans le 3ème arrondissement, on hallucine de constater avec quelle « hauteur » sont accueillies les familles. Quelques années de changement permettront peut-être de dégager les rentières et les rentiers de l’animation sociale. Si le bien-être des usagers ne semble pas plus présent dans les gestions faudra recommencer le lessivage en …. 2024 !!!

    Accrochons-nous !

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